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Pollution: les hommes plus sensibles que les femmes

Le 21 avril 2006 par Claire Avignon
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L’Observatoire régional de santé d’Ile-de-France s’est intéressé à la sensibilité des hommes et des femmes à la pollution atmosphérique. Des différences existent bien.

Les hommes seraient plus sensibles que les femmes à la pollution atmosphérique. Le risque d'hospitalisation chez les premiers serait lié à une hausse de la pollution atmosphérique, qu'il s'agisse de la teneur en particules PM-10 ou en dioxyde d'azote (NO2). A l'inverse, aucun lien significatif n'a été trouvé pour les femmes (1). Ainsi, pour une augmentation de 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) de PM-10, l'augmentation du risque d'hospitalisation est de 1,6% pour l'ensemble de la population, de 2,5% pour les hommes, mais seulement de 0,8% chez les femmes. Des résultats similaires ont été trouvés pour le NO2.

Toutefois, les auteurs de l'étude restent prudents : «La différence observée, si elle se trouve confirmée par d'autres études, ne résulterait pas uniquement d'une différence de susceptibilité biologique face à la pollution atmosphérique, mais elle serait le reflet d'un ensemble d'autres facteurs: différences de mode de vie, d'exposition individuelle et de prise en charge médicale notamment.»

L'étude a porté sur les hospitalisations pour causes respiratoires à Paris et dans la proche couronne entre 2000 et 2003 (excepté l'épisode de la canicule de l'été 2003), dans le cadre de l'Evaluation des risques de la pollution urbaine sur la santé (Epurs). Jusqu'ici, ce programme a réussi à mettre en évidence les effets sanitaires de la pollution de l'air, avec parfois des distinctions selon l'âge, mais pas selon le sexe. Plus de 62.000 hospitalisations ont été analysées, dont 57,8% concernaient les hommes. Les maladies les plus fréquentes étaient les pneumopathies, les pathologies respiratoires basses chroniques, et les insuffisances respiratoires aiguës.

L'étude conclut à l'importance de nouvelles études, qui prendront en compte de manière plus précise l'âge des personnes hospitalisées (dans cette étude, les femmes étaient globalement plus âgées que les hommes) et les pathologies respiratoires plus précises.



(1) Toutefois, un lien significatif entre l'augmentation de la pollution atmosphérique et le nombre d'hospitalisations pour maladies respiratoires a bien été observé pour l'ensemble de la population.




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