Pollution du Rhône: le Medad annonce des mesures

Le 11 octobre 2007 par Claire Avignon
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Nathalie Kosciusko-Morizet a présidé, mercredi 10 octobre, le premier comité de pilotage sur la pollution du fleuve Rhône aux PCB. A cette occasion, elle a défendu le rôle de l'Etat: «L'interdiction de l'utilisation des PCB a été respectée pendant 20 ans, on ne peut donc pas parler de laxisme de l'Etat», a déclaré la secrétaire d'Etat à l'écologie, selon l'AFP.

Concernant une dépollution possible du fleuve, elle a expliqué qu'on ne pouvait «pas draguer tout le Rhône» et qu'il s'agit d'«une dépollution de grande ampleur et on ne sait pas comment faire». Toutefois, elle a ajouté: «Une dépollution ciblée serait techniquement possible ou bien un traitement in situ des sédiments, dont on a confié l'étude au pôle de compétitivité lyonnais Axelera».

La secrétaire d'Etat a également dévoilé une carte des sédiments en France, constituée à partir des analyses effectuées par les réseaux de suivi dans les fleuves et rivières sur 852 sites. Le document illustre la présence de PCB dans près de 40% d'entre eux.

L'organisation écologiste France Nature environnement (FNE) est «restée sur sa faim» après les annonces de la secrétaire d'Etat.

Le même jour, le site internet du Nouvel Observateur a dévoilé que l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse était au courant depuis une vingtaine d'années de la présence massive de polychlorobiphényls (PCB) dans le Rhône et ses affluents. Les documents que s'est procuré le site internet montrent également que l'usine Trédi, traditionnellement accusée, n'était pas la seule, dans les années 1980, à rejeter ce polluant persistant.




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