Pollution de la Sambre au cyanure

Le 01 avril 2005 par Christine Sévillano
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La découverte d'une pollution au cyanure dans la Sambre a entraîné l'ouverture d'une enquête par la police belge. Elle doit retrouver le responsable du déversement et les premières hypothèses la conduisent au sein des sites industriels de Charleroi.

La semaine dernière, la Division de la police de l'environnement de la région wallonne (Belgique) a ouvert une enquête après la découverte de taux anormalement élevés de cyanure dans la Sambre, près de Charleroi. Les prélèvements effectués près de la source de pollution, non loin d'un collecteur d'égouttage de l'agglomération de Charleroi, ont fait apparaître des teneurs de l'ordre de 0,8 mg/litre, soit 16 fois la norme maximale autorisée. En moins de 24 heures, la pollution a été circonscrite mais les responsabilités restent à établir.

«Nous n'avons pas encore trouvé l'origine de la pollution, mais il est fort possible qu'elle provienne d'une industrie. Quand nous l'aurons déterminée, nous serons en mesure de dire s'il s'agit d'un acte de malveillance ou d'une pollution accidentelle», explique André-Marie Poncelet, directeur de cabinet de Benoît Lutgen, ministre chargé de l'environnement pour la Wallonie. Mais aucun exploitant de site ne s'est pour l'instant dénoncé. La mise en cause probable de l'industrie n'est pas anodine: la Sambre se trouve à proximité d'une zone industrielle où la métallurgie et la transformation des métaux sont prééminentes. Le cyanure sert encore parfois au décapage des métaux dans les processus de transformation des métaux.

Aucune intoxication alimentaire des riverains n'a toutefois été recensée: «Les pêcheurs ne consomment plus le poisson de la Sambre. Ils savent la rivière chargée de polluants organiques», poursuit André-Marie Poncelet, qui indique néanmoins que les autorités ont noté une réapparition de la faune aquatique depuis deux décennies. Dès que l'enquête donnera ses conclusions, Benoît Lutgen s'est engagé à dresser un procès-verbal et à saisir la justice pour appliquer le principe pollueur-payeur. Il demandera des dommages et intérêts. «Nous irons au bout de la procédure pour montrer qu'il s'agit d'un acte grave. Mais il nous faut aussi développer davantage de moyens de contrôle et surtout de détection de ce type de pollution soudaine», conclut André-Marie Poncelet.




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