Pollution de l’air: plus d’accidents de la route

Le 13 octobre 2016 par Romain Loury
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Des conducteurs moins attentifs
Des conducteurs moins attentifs

La pollution de l’air favorise-t-elle les accidents? C’est ce qu’affirme une étude de la London School of Economics, qui révèle que l’effet est loin d’être marginal. Parmi les causes probables: l’effet des polluants atmosphériques sur le niveau d’attention des conducteurs.

Outre les maladies respiratoires et cardiovasculaires, de plus en plus d’études suggèrent que la pollution de l’air entraîne de nombreux maux sanitaires: diabète, obésité, autisme, maladie d’Alzheimer, etc. D’autres travaux ont montré que certains polluants, en particulier l’ozone et les particules fines, pourraient accroître le temps de réaction, le niveau d’attention et la mémoire à court terme.

Alors que ces études portent sur des expositions à long terme, celle publiée par la London School of Economics sur son site internet, menée par le chercheur Lutz Sager, révèle que les effets pourraient être aussi à court terme. Pour montrer cela, le post-doctorant a analysé, sur la période 2009-14 pour le Royaume-Uni, la survenue d’accidents de la route (plus de 585.000 analysés) en fonction du niveau atmosphérique de NO2 (en moyenne de 23,69 µg/m3).

Un effet de quelques pourcents

Les résultats montrent que pour toute augmentation de 1 µg/m3, le nombre d’accidents s’élève de 2%, soit 0,3 accident de plus par unité géographique -un carré de 1° de longitude sur 1° de latitude. Il ne s’agit là que d’une moyenne sur l’ensemble du territoire britannique: dans les zones les plus polluées de Londres, où la teneur de NO2 frôle les 100 µg/m3, réduire cette pollution de 30% permettrait de réduire le nombre d’accidents quotidien de 5%.

Selon Lutz Sager, ce phénomène est très probablement lié aux effets de la pollution sur le niveau d’attention, peut-être aussi via certains symptômes physiques (nez qui pique, yeux qui pleurent) ou une moindre visibilité de la route. En revanche, le lien ne semble pas lié à l’intensité du trafic (qui favorise aussi bien la pollution que les accidents): le phénomène demeure quel que soit le nombre de véhicules.



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