Pollution de l’air: le rôle du Sahara pourrait être sous-estimé

Le 16 octobre 2008 par Victor Roux-Goeken
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Plus que les PM-10, particules d'un diamètre inférieur à 10 microns, ce sont surtout les particules fines (PM-2,5), particules inférieures à un diamètre de 2,5 microns, qui sont mises en cause dans l'accroissement du nombre de morts liées à la pollution de l'air (1).

Une étude (2) montre que le rôle de la poussière du Sahara, qui charrie notamment des particules dont la taille est comprise entre 10 et 2,5 microns, pourrait avoir été sous-estimé. Et pourrait faire revoir à la hausse le rôle toxique des particules les plus grosses.

L'étude a été réalisée par des chercheurs du Centre espagnol de recherche en épidémiologie environnementale (Creal) et publiée dans l'édition de novembre 2008 de la revue Epidemiology.

Les chercheurs du Creal ont analysé les effets de l'exposition aux particules PM 10-2,5 et aux particules PM-2,5 entre mars 2003 et décembre 2004 à Barcelone (Espagne) sur la mortalité quotidienne, en fonction des éruptions de vent chargé de poussière venant du Sahara.

Sur cette période, 24.850 personnes sont décédées. Pendant les périodes de vent venant du Sahara, une hausse de 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) de PM 10-2,5 était liée à une hausse de la mortalité de 8,4% par rapport aux jours sans vent. L'étude ajoute qu'il n'y a pas eu de hausse de la mortalité quotidienne liée aux PM-2,5 durant les périodes de vent, -ce qui pour l'instant, n'a pas pu être expliqué.



(1) Voir l'article du JDLE «Pollution de l'air: les chercheurs français se mobilisent»

(2) Coarse particles from saharan dust and daily mortality, Laura Perez et al., Epidemiology




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