Pollution d’eau dans l’Orne: un exemple d’anticipation

Le 06 juillet 2007 par Agnès Ginestet
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Le 2 juillet, une pollution aux engrais liquides a été constatée dans la rivière de la Sarthe. Les habitants ne doivent pas boire l’eau du robinet, cuisiner et se laver les dents avant que la situation ne soit rétablie.

94 milligrammes par litre d'ammonium et 15 à 30 milligrammes par litre d'ammoniaque. Ces concentrations, bien supérieures aux moyennes habituelles, ont été mesurées, lundi 2 juillet, dans l'eau de la Sarthe par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) de l'Orne.

En cause: le déversement d'environ 10.000 litres d'engrais stockés, selon la préfecture, dans la cuve d'une installation classée située à 25 kilomètres en amont d'Alençon. Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de l'incident. «C'est une importante mortalité de poissons qui nous a alertés le 2 juillet», explique Daniel Matalon, secrétaire général de la préfecture de l'Orne.

Le débit de la Sarthe étant assez lent (10 kilomètres par heure), la préfecture et les autres acteurs impliqués ont eu le temps de s'organiser. «Nous avons anticipé la période où la nappe arriverait à l'usine et où il faudrait arrêter le pompage (…) Cette crise est atypique. Nous avons su 48 heures avant que nous aurions un problème jeudi 5 juillet», souligne Gilles Gombert, de la Lyonnaise des eaux Normandie. La préfecture avait donc indiqué dans un communiqué, dès le mardi 3 juillet, qu'un arrêté d'interdiction d'utiliser de l'eau du robinet pour les usages alimentaires prendrait effet le 5 juillet à partir de 18 h, moment à partir duquel le pompage de l'eau de la Sarthe serait stoppé. «Je ne lèverai l'interdiction qu'à partir du moment où la station sera en capacité de traiter l'eau», affirme Daniel Matalon.

Les médias ont relayé l'information auprès du public, et la Lyonnaise des eaux a lancé sa procédure d'appel automatique aux abonnés à l'eau à partir du 5 juillet à 10 heures. Selon Gilles Gombert, le coût de cet incident revient simplement au prix des bouteilles d'eau mises à disposition de la population et achetées avec la communauté urbaine d'Alençon, ainsi qu'à une faible surconsommation de détergent pour désinfecter l'eau.

Le dossier a été transmis au procureur, et Daniel Matalon a précisé que «des plaintes devraient être déposées, notamment par la ville d'Alençon et la communauté urbaine».




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