Pollution aux PCB: un procès en vue

Le 13 septembre 2011 par Célia Fontaine
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Le tribunal correctionnel de Paris se penchera en mai 2012 sur le cas de la société de traitement de déchets industriels Chimirec, son PDG et des cadres de l'entreprise, pour des faits de pollution aux polychlorobiphényles (PCB), annonce l’AFP le 13 septembre.
 
Dénoncé par d’anciens salariés, le PDG de Chimirec, Jean Fixot, et 6 de ses cadres sont soupçonnés par l'accusation d'avoir éliminé de façon irrégulière des déchets nuisibles par la dilution d'huiles polluées aux PCB dans trois de leurs usines situées à Domjevin (Meurthe-et-Moselle), Dugny (Seine-Saint-Denis) et Grez-en-Bouère (Mayenne) sur une période s'échelonnant de 2000 à 2006.
 
Pour rappel, les PCB sont des «composés aromatiques chlorés, également connus en France sous le nom de pyralènes», selon la définition de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). La famille des PCB regroupe 209 molécules.
 
«Leur stabilité chimique et leur ininflammabilité ont conduit à utiliser ces produits principalement comme fluides diélectriques (huile) notamment dans les transformateurs et les condensateurs, mais également dans certains radiateurs ou autres équipements électriques», explique le ministère en charge de l’écologie sur son site. Ils ont été largement utilisés comme lubrifiants dans les turbines et les pompes, pour le traitement du métal, les soudures, les adhésifs, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone. Si la vente de produits contenant des PCB est interdite depuis 1987, la pollution persiste du fait de la non-biodégradabilité de ces substances. Les poissons peuvent être contaminés, avec un risque pour la santé humaine.
 
Fin mars dernier, 8 fermes agricoles ont dues être placées sous séquestre en Mayenne. Le préfet avait annoncé que des analyses effectuées dans ces fermes situées à proximité de l'usine Aprochim (groupe Chimirec) de Grez-en-Bouère avaient révélé une contamination de productions agricoles par des concentrations de PCB atteignant jusqu'à 20 fois les seuils autorisés (voir le JDLE).
 
Il a donc été décidé de juger l’affaire. Le procès se tiendra sur 5 demi-journées, les 14, 15, 16, 21 et 22 mai, a décidé aujourd’hui la 11e chambre correctionnelle.
 
«Selon l'accusation, les prévenus auraient exploité des installations classées sans disposer de l'autorisation requise, fourni des informations inexactes à l'administration, voire falsifié certains documents destinés à leurs clients ou aux agences environnementales», rapporte l’AFP.
 


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