Pollution aux PCB: bientôt un nouvel arrêté

Le 08 mars 2012 par Stéphanie Senet
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Le plan de surveillance prévoit une production limitée à 50% de la capacité
Le plan de surveillance prévoit une production limitée à 50% de la capacité

Après la levée de la mise en demeure de l’usine Aprochim de Grez-en-Bouère, prononcée le 15 février dernier (voir JDLE), la préfecture de Mayenne prépare un nouvel arrêté qui devrait prolonger la surveillance dans le cadre d’une production plafonnée à 50% des capacités.

Aprochim, spécialisée dans le traitement des déchets contaminés, fait l’objet de plans de surveillance successifs depuis la détection, en janvier 2011, de taux anormalement élevés de polychlorobiphényle (PCB) dans les productions des fermes voisines.

Le texte en préparation vient de faire l’objet d’un examen par le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst), et devrait être publié au cours des deux prochaines semaines. Il prévoit notamment des analyses dans les ateliers en dépression, des prélèvements en semi-continu à la sortie de la cheminée, ainsi que des vérifications périodiques des sols et des analyses de lichens. Il précise aussi de nouvelles valeurs-limites d’émission. Autant de mesures que la société Aprochim juge «contraignantes» dans un communiqué diffusé le 7 mars.

«L’an dernier, les analyses et les études prévues dans le cadre du plan de surveillance ont coûté plus de 500.000 euros», a précisé l’entreprise à l’AFP.

«Sans doute sommes-nous exigeants et contraignants, mais les mesures de cet arrêté s’inscrivent dans la continuité de ce qui a été fait depuis la révélation de la pollution», a pour sa part affirmé Jérôme Harnois, sous-préfet de Château-Gonthier. Selon lui, trois ou quatre fermes voisines vont servir de témoins. Au sein de l’unité de production, des contrôles trimestriels seront maintenus.

Enfin, si l’usine accroît son rythme de production au-delà de 50%, le plan de surveillance sera à nouveau renforcé, selon la sous-préfecture. Aujourd’hui, le site fonctionne selon 20 à 30% de ses capacités.

Pour rappel, une information judiciaire a été ouverte, le 14 décembre, par le procureur de Laval, pour «mise en danger d’autrui et pollution environnementale».



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