Pollution aux hydrocarbures: pré-alerte en Nouvelle-Aquitaine

Le 14 mars 2019 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
L'une des nappes vue par la Marine nationale
L'une des nappes vue par la Marine nationale

Après le naufrage du navire italien Grande America le 12 mars au large de La Rochelle, deux nappes d’hydrocarbures ont été repérées en mer, au niveau de l’épave. La Gironde et la Charente-Maritime sont en état de ‘pré-alerte’.

 

Les côtes de Gironde et de Charente-Maritime pourraient être touchées par l’arrivée d'hydrocarbures dans un délai de 3 à 4 jours, ont indiqué les préfectures ce 14 mars. Une phase de pré-alerte a donc été déclenchée, impliquant «préparation et pré-positionnement des moyens anti-pollution» et «organisation des opérations de reconnaissance à venir». Selon le ministère de la transition écologique, des fragments pourraient atteindre ces côtes d’ici dimanche à lundi en raison d’une météo particulièrement défavorable, qui risque aussi de compliquer les opérations de dépollution en mer.

Deux nappes d'hydrocarbures

Au total, deux nappes d'hydrocarbures ont été repérées en mer selon la préfecture maritime de l'Atlantique. La première, d'aspect compact, fait 13 kilomètres de long et 7 km de large. Plus morcelée, la seconde s'étend sur 9 km de long et 7 de large. Les deux dérivent plein est à une vitesse de 35 kilomètres par jour.

Le navire spécialisé dans la lutte antipollution BSAA Argonaute est parti de Brest pour rejoindre la zone. Le préfet maritime de l’Atlantique a également fait appel aux moyens anti-pollution de l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA).

Construit en 1997 et long de 214 mètres, le navire de type ConRo[1] a sombré le 12 mars à environ 300 km au large du Finistère, deux jours après le déclenchement d’un incendie dans des conteneurs situés sur le pont. Son épave se trouve à 4.600 m de profondeur.

Venant de Hambourg (Allemagne) et se dirigeant vers Casablanca (Maroc), le Grande America détenait 2.200 t de fioul lourd. Il transportait 365 conteneurs dont 45 répertoriés avec des matières dangereuses, ce qui aggrave le risque de pollution selon l’association Robin des bois. Une enquête a été ouverte par le parquet de Brest pour préciser la responsabilité de l’armateur et de l’équipage.



[1] Un navire hybride entre le roulier et le porte-conteneurs

 



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus