Pollution atmosphérique: 3 millions de morts par an

Le 27 septembre 2016 par Romain Loury
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Embouteillages à Pekin
Embouteillages à Pekin
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Plus de 90% de la population mondiale respire une pollution atmosphérique dépassant les normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon un rapport publié mardi 27 septembre par l’organisme onusien. Bilan: 3 millions de morts par an.

La seule bonne nouvelle que l’on pourrait tirer de ce nouveau rapport de l’OMS, c’est qu’il revoit les précédentes estimations à la baisse: en mars 2014, l’organisation avançait un chiffre de 3,7 millions de morts par an (en 2012) du fait de la pollution atmosphérique, soit 7 millions (1 décès sur 8) en ajoutant celle de l’air intérieur.

A l’origine de cet ajustement, le fait que le rapport publié mardi (6,5 millions de morts pour la pollution de l’air, dont 3 millions par l’atmosphérique, soit 1 décès sur 9) repose sur un jeu de données beaucoup plus important: près de 3.000 villes de toute taille, contre seulement 1.600 dans le rapport publié en 2014.

Pays arabes, Inde, Chine…

Pour le reste, les nouvelles ne sont guère réjouissantes: 92% de la population mondiale est exposée à une pollution de l’air dépassant les normes OMS pour les particules fines de taille inférieure à 2,5 microns (PM2,5), de 10 µg/m3 en moyenne annuelle.

Parmi les plus exposés, les pays des zones Méditerranée orientale (qui s’étend du Maroc au Pakistan, 91 µg/m3 dans les pays riches), Asie du Sud-est (qui compte l’Inde, 55 µg/m3) et Pacifique occidental (qui inclut la Chine, 49 µg/m3). Les pays riches d’Europe situent en moyenne à 14 µg/m3, tandis que ceux d’Amérique sont à 9 µg/m3.

Selon l’OMS, la France se classe un peu mieux que la plupart de voisins: ex aequo avec la Suisse, elle ne compte que 8 décès par an liés à la pollution atmosphérique, pour 100.000 habitants, contre 13 en Italie, au Royaume-Uni et en Allemagne, voire 14 en Belgique. Seule l’Espagne fait un peu mieux, avec 7 décès pour 100.000.

Si cette pollution est souvent d’origine humaine, par exemple sur la Chine côtière ou dans la vallée du Gange, les PM2,5 peuvent aussi être d’origine naturelle. Exemple dans les zones désertiques (péninsule arabique, Sahara), où les tempêtes de sable entraînent des taux de PM,5 dépassant une moyenne annuelle de 70 µg/m3.

Plus d’un million de morts en Chine

Côté sanitaire, c’est dans la zone Pacifique occidental que les dégâts sont les plus importants, avec 1,1 million de décès en 2012 –soit plus d’un tiers de ceux observés au niveau mondial-, devant l’Asie du Sud-est (799.000 morts), les pays riches d’Europe (289.000 morts) et l’Afrique (211.000 morts).

En nombre de morts, la Chine et l’Inde arrivent sans conteste en tête, avec respectivement 1,03 million et 621.000 morts par an. Mais ce n’est pas dans ces pays que le risque de décéder d’une maladie liée à la pollution est le plus élevé: en la matière, la palme revient à des ex-républiques soviétiques avec, pour 100.000 personnes, 108 décès annuels au Turkménistan et 89 au Tadjikistan –contre 70 en Chine.



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