Pollution à l’ozone dans plusieurs régions

Le 23 juillet 2013 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La carte du dépassement du seuil d'information ce 23 juillet
La carte du dépassement du seuil d'information ce 23 juillet

La région francilienne a été la première à donner l’alerte. Dès le 17 juillet, Airparif a indiqué que le seuil horaire de 180 microgrammes par mètre cube (µg/m3) a été dépassé pour les concentrations d’ozone en Ile-de-France, ce qui a déclenché la procédure d’information et d’alerte. La pollution à l’ozone est observée, ce 23 juillet, dans de nombreuses régions.

Dans la région parisienne, des concentrations d’ozone comprises entre 190 et 220 µg/m3 ont été relevées. «Ces niveaux soutenus sont en grande partie liés aux conditions météorologiques. D’une part, les températures élevées et l’ensoleillement favorisent la création d’ozone. D’autre part, le faible vent de secteur nord apporte sur la région un air déjà chargé en pollution», explique l’association francilienne agréée pour la surveillance de la qualité de l’air.

Pour rappel, l’ozone résulte de réactions chimiques, sous l’effet du rayonnement solaire, entre plusieurs polluants, principalement des oxydes d’azote –émis à 52% par le transport routier- et des composés organiques volatils (COV).

En conséquence, le maire de Paris Bertrand Delanoë a décidé de rendre gratuit le stationnement résidentiel dans la capitale (pour les détenteurs d’une carte d’abonnement) à partir de ce 23 juillet, et pendant toute la durée de l’épisode de pollution, pour éviter au maximum toute utilisation de véhicule qui pourrait être reportée.

Le seuil d’information a aussi été dépassé, le 22 juillet, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace, Bourgogne, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Selon le programme Erpurs (Evaluation des risques de la pollution urbaine sur la santé), les jours de forte pollution à l’ozone sont associés à un excès de mortalité pour causes respiratoires et cardiovasculaires de 6,1%.

L’étude européenne Aphea (Air pollution and health, european approach) évalue quant à elle à 3% l’augmentation de mortalité lorsque la concentration horaire maximale d’ozone augmente de 50 µg/m3.

Il est recommandé aux enfants et aux personnes sensibles d’éviter les efforts physiques intenses et aux automobilistes de différer leurs déplacements et réduire leur vitesse.

Une forte concentration d’ozone est aussi néfaste pour la végétation. Elle provoque en effet la formation de nécroses sur les feuilles, réduisant de facto la photosynthèse des végétaux et contribuant au dépérissement des écosystèmes.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus