Politiques et scientifiques se mobilisent contre la pêche profonde

Le 17 juin 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'empereur, l'une des stars des grands fonds.
L'empereur, l'une des stars des grands fonds.
FAO

Plus de 250 chercheurs ont soutenu, ce 17 juin, «l'élimination des pratiques de pêche destructrices» en eaux profondes, dans un texte également signé par des associations de pêcheurs et environnementales appelant à appuyer une proposition en ce sens de la Commission européenne.

La déclaration, portée par l'association Bloom de défense des océans et promotion d'une pêche durable, réclame la fin des «pratiques de pêche destructrices par une élimination progressive et obligatoire du chalutage de fond et de la pêche au filet maillant de fond pour les espèces d'eau profonde en l'espace de deux ans», ainsi que des «études d'impact préalable pour toutes les pêcheries d'eau profonde».

Début juin, cette association avait publié un appel signé par des politiques de tous bords, dont Daniel Cohn-Bendit (EELV), Jean-Louis Borloo (UDI), Anne Hidalgo (PS), Corinne Lepage (Cap21), Chantal Jouanno (UDI) ou Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP).

La Commission européenne a proposé en juillet 2012 d'interdire sous deux ans le chalutage en eaux profondes, une forme de pêche dénoncée comme particulièrement destructrice des fonds marins. Ces types de pêche, qui raclent les fonds marins, engendrent quelque 20 à 40% de prises accessoires, non désirées. Or beaucoup de poissons d'eaux profondes mettent des années à parvenir à maturité pour se reproduire, et sont particulièrement menacés, à l'instar des requins d'eau profonde.

L'appel signé par 266 chercheurs internationaux demande également que «la pêche soit uniquement autorisée si les captures, y compris les prises accessoires, peuvent être limitées à des niveaux durables sur la base d'une connaissance scientifique claire des espèces impactées».

L'association Bloom a par ailleurs lancé sur son site une pétition à l'attention du grand public «pour interpeller François Hollande sur le sort réservé aux océans profonds par les navires de pêche français». En France, «98,5% des captures d'espèces profondes sont réalisées par 9 navires, soit 0,1% de la flotte française», affirme l'association, assurant que cette activité ne représente que quelques dizaines d’emplois directs.



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