Pôles de compétitivité

Le 28 février 2005 par Ludivine Hamy
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A l’automne 2004, un appel à projet a été lancé par le Comité interministériel de l’aménagement et du développement du territoire (CIADT) afin d’identifier, sur la base d’un cahier des charges rigoureux, les projets de « pôles de compétitivité » les plus intéressants. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 28 février.

Un pôle de compétitivité résulte de la combinaison, sur un même territoire, de trois ingrédients (des entreprises, des centres de formation, des unités de recherche) et de trois facteurs décisifs (un partenariat, des projets de R&D, une visibilité internationale). Ces pôles s'inscrivent dans une nouvelle politique industrielle, dont l'objectif est d'assurer une synergie entre territoire, innovation et industrie. Conformément aux objectifs fixés par la stratégie communautaire de Lisbonne (2000) en matière d'emploi, de réforme économique et de cohésion sociale, l'industrie a ainsi été identifiée comme un élément clef du développement des territoires. L'industrie est en effet essentielle tant pour la compétitivité et l'attractivité de la France, que pour les échanges de biens et des services qui y sont attachés, et les progrès de la science et des techniques. Elle joue également un rôle moteur par l'effet d'entraînement qu'elle exerce sur le reste de l'économie nationale.

Dossier prioritaire de l'actuel gouvernement, le développement des pôles de compétitivité bénéficiera de 750 millions d'euros sur trois ans. En outre, les entreprises participant à ces projets pourront bénéficier d'exonérations d'impôt sur les sociétés et d'allégements de charges sociales. Enfin, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), l'Agence française de l'innovation (ANVAR) et la Banque de développement des petites et moyennes entreprises (BDPME/SOFARIS) proposeront leur aide financière.

Les pôles de compétitivité peuvent concerner non seulement les domaines technologiques en émergence (nanotechnologies, biotechnologies, microélectronique...) mais également des domaines plus matures (automobile, aéronautique, etc.). Pour être sélectionnés, ils doivent respecter quatre critères. Premièrement, la stratégie de développement économique du pôle doit l'ancrer sur un tissu économique local dynamique, performant face à la concurrence internationale. La cohérence du pôle et de sa stratégie avec le plan de développement économique du territoire sera particulièrement prise en compte. Deuxièmement, le pôle doit disposer d'une visibilité internationale suffisante, sur les plans industriels et/ou technologiques. Les projets retenus devront ainsi pouvoir se placer dans les premiers rangs mondiaux de leur activité. Troisièmement, une attention toute spéciale sera portée à la valeur du partenariat et du mode de gouvernance du projet. L'efficacité et la qualité des partenariats en matière de R&D établis entre les acteurs (industriels, chercheurs, enseignants) seront des critères majeurs de labellisation. Enfin, les projets devront être créateurs de synergies dans le domaine de la R&D, afin d'offrir une forte valeur ajoutée, l'objectif final étant d'améliorer la compétitivité de l'offre française sur les marchés internationaux, ainsi que l'emploi très qualifié.

Le processus de sélection, qui débutera suite au dépôt des dossiers auprès des préfectures de région (Secrétariat général pour les affaires régionales - SGAR), le 28 février, se déroulera en trois temps. D'abord, une analyse sera conduite sous l'autorité des préfets de région. Ensuite, les dossiers seront soumis à l'expertise des services des ministères concernés (recherche, industrie, défense, agriculture, santé, transports...). Enfin, une expertise indépendante sera confiée à des personnalités du monde des affaires (industriels, financiers...), de l'enseignement supérieur et de la recherche. Pour l'heure, le ministre chargé de l'équipement, Gilles de Robien, estime à près de 100 le nombre de dossiers déposés. La liste des projets retenus sera communiquée le 8 mars. Quant à la décision finale de labellisation, elle sera prise par un CIADT avant l'été 2005. Et pour tous les projets qui n'auront pas été retenus, Pierre Mirabaud, le patron de la Délégation à l'aménagement du territoire et l'action régionale (Datar), assure que des mesures seront prises afin de « faire vivre des projets qui, s'ils ne répondent pas aux critères définis pour les pôles de compétitivité, sont également porteurs d'une dynamique économique ».




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