Polémique en Suède sur l'impact de Tchernobyl

Le 24 novembre 2004 par Claire Avignon
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849 morts et 22.400 cancers seraient attribuables, dans le nord de la Suède, entre 1988 et 1996, au nuage radioactif émis après l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986. C'est ce qu'affirme l'étude statistique menée par Martin Tondel, chercheur à l'université de Linköping (Suède). La revue " Journal of epidemiology and community health" vient de publier dans son numéro de décembre l'étude du groupe de chercheurs  "Increase of regional total cancer incidence in north Sweden due to the Chernobyl accident?"

Ces évaluations sont très discutées. L'Autorité suédoise de protection contre les radiations estime que 300 cancers liés à Tchernobyl devraient survenir lors des 50 prochaines années en Suède. Sur une population totale de 1.143.182 personnes, les auteurs de l'article ont étudié le nombre de cas de cancers et de morts en fonction de l'exposition au césium 137. Les résultats ont montré une incidence certaine de la catastrophe nucléaire. Le nombre de cas ne s'explique ni par le tabac, ni par la densité de la population ni par son âge. Seulement, aucune augmentation significative de cas de cancers les plus souvent liés à une exposition au cesium 137 - leucémie et cancer de la thyroïde  - n'a été révélée. En outre, il apparaît surprenant qu'autant de cas soit attribué aussi tôt au nuage ukrainien, alors que les experts attendent plutôt un pic de cas de cancers dans 20 ans et plus.


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