Pôle de compétitivité sur les Nouvelles technologies de l’énergie

Le 28 février 2005 par Claire Avignon
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La région Rhône-Alpes vient d’apporter son soutien au pôle "Nouvelles technologies de l'énergie". C’est même le seul des 14 dossiers présentés dans la région a bénéficié d’un appui ouvert du Conseil régional. Les industriels espèrent beaucoup de ce projet qui devrait permettre de créer de nombreux emplois, de dynamiser des secteurs encore fragiles, comme le photovoltaïque et les pompes à chaleur, ou d’en faire émerger d’autres comme l’hydrogène et la biomasse.

"Nouvelles technologies de l'énergie" (NTE) est l'un des nombreux projets de pôles de compétitivité rendus aux préfectures le 28 février. Son atout : bénéficier d'un tissu industriel et de recherche important dans le domaine énergétique. Parrainé par des collectivités territoriales –la Région et les départements de la Savoie, de la Drôme et de l'Isère-, le projet est porté par le CEA (1) l'INPG (2) et l'université, et il a rallié de nombreuses entreprises,  des PME comme Photowatt, comme de grands groupes comme Schneider, Alstom, MGE-UPS, ou Ciat. Cinq thématiques ont été choisies: la biomasse, les piles à combustible, l'hydroélectricité, la gestion des réseaux, et surtout l'énergie solaire, qui est bien implantée dans la région Rhône-Alpes. «Clipsol a été fondé en 1979 en Savoie, rappelle André Jean, directeur général de l'entreprise qui produit des appareils de chauffage et de production d'eau chaude (solaire thermique). Et l'Institut national de l'énergie solaire verra le jour, courant 2005, grâce au Conseil général de la Savoie et à la région Rhône-Alpes.»  La région est d'ailleurs au premier rang national en terme de capteurs photovoltaïques installés par habitant.

Les acteurs du solaire voient dans ce projet de pôle de compétitivité l'opportunité de développer enfin leur secteur à une échelle industrielle et commerciale qui leur permette de concurrencer les leaders allemands ou japonais de ce marché en pleine croissance. Photowatt, spécialiste de la production d'électricité à partir du soleil (solaire photovoltaïque), compte créer 1.000 emplois pour peu que, dans le même temps, le gouvernement revoit à la hausse le tarif de rachat de l'électricité ainsi produite. De son côté, l'entreprise Ciat, spécialisée dans la climatisation, voudrait doubler les ventes de pompes à chaleur (Pac). A la place de l'énergie du sol ou de l'air, ces dernières utiliseraient l'énergie des capteurs solaires. «Cela permettrait d'augmenter de 50% le nombre d'emplois, chez les fabricants de compresseurs et de fluides, dans les bureaux d'étude, ou dans les usines de fabrication de Pac, estime André Bailly, directeur de la recherche à Ciat. En Rhône-Alpes, notre industrie représente environ 3.500 emplois.» Le potentiel de développement apparaît en effet important en France. Alors que 95% des systèmes de chauffage en Suède sont des Pac, ils ne représentent que 6% du marché en France.

Dans le pôle de compétitivité, les acteurs ne voient pas seulement l'aspect financier et les 750 millions d'euros sur trois ans promis par l'Etat. «NTE permet de rassembler nos forces dans le domaine de la recherche», explique André Jean qui espère le développement de multiples projets comme le froid solaire ou les capteurs hybrides (photovoltaïque et thermique). «Cela entraînera des opérations de démonstration qui permettront de convaincre de l'intérêt des Pac et de l'énergie solaire, affirme André Bailly. Nous toucherons non seulement le public, mais aussi les jeunes ingénieurs grâce aux organismes de formation intégrés au pôle.»



(1) Commissariat à l'énergie atomique

(2) Institut national polytechnique de Grenoble




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