Poitou-Charentes: un plan énergies renouvelables volontariste

Le 28 juillet 2010 par Thérèse Rosset
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La région Poitou-Charentes prend de l’avance sur le schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE). En toute discrétion, le conseil régional a voté, le 28 juin, une délibération relative au plan régional de développement des énergies renouvelables (ENR), qui se veut être une « contribution de la région » au futur SRCAE. Délibération dont le contenu n’a été révélé qu’en début de semaine.

Au ministère de l’écologie, très peu semblent d’ailleurs être au courant de ce plan . «Les schémas régionaux devront être élaborés d’ici juillet 2011 -soit un an après la promulgation de la loi Grenelle 2-. La priorité sera de reprendre les plans existants, et pas de tout reconstruire », assure Daniel Delalande, du département de lutte contre les effets de serre de la direction générale de l’énergie et du climat.

Même si elle ne s’inscrit pas directement dans la procédure Grenelle , l’initiative poitevine a le mérite d’être ambitieuse. Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Ségolène Royal a voulu ces mesures pour participer à la réalisation des objectifs assignés par l’Union Européenne (UE) en la matière. Voté en décembre 2008, le Paquet Energie Climat européen vise à diminuer de 20% les émissions de gaz à effet de serre, à améliorer de 20% l’efficacité énergétique et à porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la production d’énergie. Le tout d’ici à 2020.

En Poitou-Charentes, le travail ne manquera pas. A la fin de l’année passée, 8,2% de la consommation énergétique de la région était assurée par les énergies renouvelables. Dans 10 ans, cette part devra être portée à 26% minimum, voire 30% si les nouvelles technologies sont disponibles dans les filières émergentes (énergies marines et agro carburants de seconde génération).

Point fort de la région, la biomasse représente 78,3% des énergies renouvelables, avec une puissance actuelle de 2 550 MW (231 200 installations chauffage bois). L’hydraulique est et restera mineure en raison de la géographie.

« Le niveau élevé d’ensoleillement, les zones ventées, les gisements importants de biomasses agricole et industrielle, la large façade océanique représentent des spécificités géographiques porteuses », affirme le document.

Côté solaire, la capacité installée actuelle est de 10,8 MWc. Elle devra atteindre 270 MWc à l’horizon 2015 pour atteindre le but fixé par le plan Royal.

L’éolien et les agro carburants sont, dans une moindre mesure, des secteurs eux aussi porteurs. La production d’énergie éolienne s’élevait à 216 GW/h/an fin 2009. Le défi sera d’atteindre 1411 GW/h/an en 2020. Côté carburants d’origine végétale, les objectifs ne sont pas moins ambitieux : la région vise une multiplication par sept, en dix ans, de l’énergie produite par les biocarburants, soit 2700 GWh à terme.

Quant à l’énergie marine, elle ne représentera qu’une petite part de la production énergétique : le potentiel maximum visé à l’échéance 2020 étant seulement de 3%.

 



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