Poisson: la contamination par les POP diminue

Le 29 janvier 2016 par Romain Loury
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Les PCB diminuent le plus
Les PCB diminuent le plus
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En matière de contamination des poissons, aucune région océanique n’est épargnée par les polluants organiques persistants (POP), confirme une étude américaine publiée dans la revue PeerJ. Une bonne nouvelle cependant: leur imprégnation tend à baisser depuis les années 1960, à raison de 15% à 30% par décennie.

Plusieurs travaux ont suggéré une baisse graduelle de la contamination des poissons marins, mais ils ont pour la plupart porté sur des espèces individuelles ou à un échelon local. Afin d’avoir un point de vue plus global, Lindsay Bonito, de la Scripps Institution of Oceanography à San Diego (Californie), et ses collègues ont repris l’ensemble des données bibliographiques de 1969 à 2012, afin d’estimer l’évolution mondiale des teneurs de plusieurs POP.

Leurs résultats confirment que nulle région n’échappe au mercure, aux polychlorobiphényles (PCB), aux polybromodiphényléthers (PBDE) et aux pesticides organochlorés (DDT et chlordanes). Ils sont présents partout, avec des variations plus ou moins marquées: elles sont très fortes pour les PCB, dont la teneur va de 9 à 250 nanogrammes par gramme (ng/g) de poisson, tandis que le mercure présente des niveaux plus homogènes, entre 372 et 525 ng/g.

Atlantique et Pacifique ouest les plus touchés

Sans surprise, c’est dans l’océan Atlantique et à l’ouest du Pacifique, proches des sources d’émissions (Amérique du Nord et Europe pour le premier, Asie pour le second), que les teneurs sont les plus élevées. Et selon le phénomène de bioaccumulation, les poissons situés le plus haut dans la chaîne alimentaire sont ceux qui sont le plus chargés de POP.

Bonne nouvelle pour les consommateurs, les poissons tendent à se vider graduellement de leurs POP. Par décennie, ils perdent, en moyenne au niveau mondial, de 15% à 30% par décennie de leur teneur en POP. Un chiffre là aussi entaché de fortes disparités par région et par classe de POP: c’est pour les PCB, interdits dans les années 1980, que la baisse est la plus fréquente, observée aussi bien dans le Pacifique, l’Atlantique et dans la Méditerranée.

Selon Lindsay Bonito, «ceci signifie que le poisson que vous consommez aujourd’hui peut être environ 50% moins concentré en POP que celui que mangeaient vos parents à votre âge. Mais [comme il s’agit d’une moyenne obtenu sur des mesures très disparates], il existe encore une chance qu’il soit toujours aussi contaminé».



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