Pneus: la fin des stocks historiques d’ici 8 ans

Le 21 février 2008 par Claire Avignon
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Hier, les fabricants et distributeurs de pneus se sont engagés à traiter la plupart des sites orphelins disséminés dans toute la métropole. Ils seront soutenus financièrement par l’Etat. Les collectivités sont invitées à participer au dispositif.

60.000 à 80.000 tonnes de déchets de pneus vont être évacuées de 61 stocks orphelins dans les 6 à 8 prochaines années. L’accord entre l’Etat et les professionnels du pneu prendra la forme d’une «association pour la résorption des stocks historiques de pneumatiques usagés». Celle-ci sera créée au plus tard le 20 mai 2008 pour être opérationnelle dès l’automne. Elle gérera un budget annuel minimum de 680.000 euros par an: 325.000 proviendront des caisses des manufacturiers, 325.000 des distributeurs, 30.000 des professionnels du déchet. A cette somme s’ajoute une subvention annuelle de 170.000 € du ministère chargé de l’environnement.

Lors de la signature de l’accord, la secrétaire d’Etat à l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a appelé les collectivités territoriales à s’engager financièrement dans les opérations de dépollution, ce qui permettrait «d’accélérer le calendrier» de collecte et de traitement fixé pour le moment à 10.000 tonnes par an.

Jacky Bonnemains, président de Robin des bois, a salué cette «victoire après 4 ans de discussions». L’ONG a participé à l’élaboration de l’accord et devrait maintenant faire partie de la future association. Dans un communiqué, elle rappelle que «la signature de cet accord correspond à un enjeu sanitaire et environnemental d’intérêt général sur l’ensemble du territoire national. Les stockages de pneus sont des gîtes larvaires pour les moustiques vecteurs de maladies épidémiques ou épizootiques. En cas d’incendie, ils génèrent à ciel ouvert des fumées toxiques. Pour les collectivités, ils sont aussi des points d’insalubrité et d’insécurité».

Le président de Robin des bois appelle maintenant à d’autres accords de ce type. «On peut penser que des sites pollués particuliers ou des familles de sites pollués et fermés, telles des stations-service ou des entreprises de traitement de surface des métaux, pourraient faire l'objet d'accords analogues incluant les collectivités», estime-t-il.

En 2003, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), Aliapur, société chargée de financer la fin de vie des pneus non historiques, et Robin des bois ont recensé 114 stocks historiques représentant 240.000 tonnes de déchets. 100.000 ont été évacués après les recherches en responsabilité effectuées par le ministère chargé de l’environnement. 30.000 autres tonnes sont actuellement pris en charge par Aliapur.


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