Pneumatiques : bientôt de nouvelles étiquettes

Le 27 février 2020 par Victor Miget
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Les pneumatiques représentent entre 20 et 30 % de la consommation de carburant.
Les pneumatiques représentent entre 20 et 30 % de la consommation de carburant.

Mardi 25 février, le Conseil européen a adopté de nouvelles règles d’étiquetage des pneumatiques. A l’avenir, les étiquettes renseigneront, entre autres, des paramètres environnementaux.  

 

Actuellement, les nouveaux pneus sont déjà livrés avec une étiquette énergétique. Elle indique la classe d'efficacité énergétique, allant de A (la plus efficace) à G (la moins efficace). Les consommateurs seront bientôt mieux informés.

Le Conseil européen a adopté, mardi 25 février, un «règlement relatif à de nouvelles règles sur l'étiquetage des pneumatiques». Objectif : renseigner de façon plus complète l’efficacité de ces accessoires. Camions et autobus devront également être munis de l'étiquette.

«Le système d'étiquetage des pneumatiques vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution sonore dans le secteur des transports et à renforcer la sécurité routière», précise un communiqué de presse du Conseil. Seront indiqués des paramètres tels que l'efficacité en consommation de carburant, le bruit ou encore l’abrasion.

 Microplastiques

Les consommateurs pourront orienter leur achat en fonction des performances environnementales. Et il y a bien un argument qui devrait motiver les troupes. A cause de la résistance au roulement, les pneumatiques représentent de 20 à 30 % de la consommation de carburant. Diminuer cette résistance abaisse de facto la consommation, donc les émissions. Ces économies «font plus que compenser le surcoût à l'achat, dû aux coûts de fabrication plus élevés de ces pneumatiques», assure le Conseil.  

«Entre autres au moyen de mesures d'information telles que l'étiquetage et par la mise en place d'exigences minimales pour les pneumatiques», le règlement entend aussi réduire les quantités de microplastiques produits par l’abrasion : une source non négligeable de pollution de l’air urbain.

Avant d’être publié au Journal officiel, le texte doit encore être adopté par le Parlement européen en deuxième lecture.