Plus rapide que prévu, le réchauffement?

Le 03 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Moins de cumulus, c'est plus de réchauffement.
Moins de cumulus, c'est plus de réchauffement.
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2014 commence avec une très mauvaise nouvelle climatique. Selon une étude réalisée par trois climatologues, le réchauffement global pourrait être plus rapide qu’annoncé.

 

Dans un article mis en ligne ce mercredi 1er janvier sur le site de Nature, Steven Sherwood (université de Nouvelle-Galles du Sud, Australie), Jean-Louis Dufresne et Sandrine Bony (Laboratoire de météorologie dynamique et Institut Pierre-Simon Laplace) avancent que le réchauffement pourrait être deux fois plus rapide qu’annoncé par le Giec[1].

La faune aux nuages

En cause: les caprices de la vapeur d’eau. Jusqu’à présent, le consensus scientifique estimait qu’un doublement de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère, par rapport à l’ère pré-industrielle, «réchaufferait» le climat de 1,5°C à 4,5°C. «Une partie de cette incertitude, explique Sandrine Bony au JDLE, vient des nuages de basse altitude.» La plupart des modèles climatiques considèrent que le réchauffement, en accélérant l’évaporation des eaux telluriques et marines, va accroître la formation de ces nuages de basse altitude, réputés avoir une influence rafraichissante sur le climat.

 

Une hypothèse battue en brèche par les trois co-auteurs. Dans leur article, Steven Sherwood, Jean-Louis Dufresne et Sandrine Bony montrent que les transports de vapeur d’eau, prévus par les modèles, contribuent non pas à humidifier les basses couches de l’atmosphère (donnant lieu à la formation de nuages), mais à les assécher.

2050 plutôt que 2100

Résultat: l’effet thermostatique des nuages climatiseurs disparaît. Et à concentration de CO2 égale, la température globale moyenne grimpe plus fortement. Selon Steven Sherwood, le doublement de la concentration en gaz carbonique nous mène au-delà des 3°C.

 

Or, au rythme actuel d’émissions anthropiques, c’est vers le milieu du siècle que nous pourrions doubler la concentration de dioxyde de carbone par rapport à l’ère pré-industrielle. Dit autrement, si les trois climatologues ont raison, le réchauffement initialement annoncé pour 2100 pourrait se produire dès 2050.



[1] Giec: Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

 



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