Plus de phtalates chez les couples stériles

Le 07 mars 2012 par Romain Loury
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Les phtalates sont présents en plus grande abondance dans les urines de couples rencontrant des problèmes de fertilité, selon une étude italienne publiée dans la revue Toxicology Letters.

Utilisés dans les produits de soins et dans les plastiques, contaminant l’alimentation par les emballages, ces perturbateurs endocriniens seraient délétères pour les femmes comme pour les hommes. Chez les premières, ils favoriseraient le risque d’endométriose, maladie source de stérilité, tandis qu’ils affecteraient la qualité du sperme des seconds.

Autant d’effets peu favorables à la fertilité des couples, comme le suggère dans les Toxicology Letters une équipe rattachée à l’Institut national d’assurance contre les accidents du travail (INAIL, Rome). Selon leur comparaison de 56 couples recrutés dans un centre d’assistance à la procréation et de 56 couples contrôles (ayant eu des enfants par voie naturelle), l’imprégnation par les phtalates est plus forte chez les premiers.

Notamment pour les métabolites du DEHP, très présent dans les emballages plastique: en moyenne, leur taux urinaire était de 30,62 microgrammes/gramme (µg/g) de créatinine chez les couples stériles, contre 20,85 µg/g chez les fertiles. Même résultats pour d’autres phtalates, notamment le DEP, le BBzP et le DnBP.

Ces différences étaient observées dans les deux sexes. Une confirmation de «l’hypothèse selon laquelle l’exposition aux phtalates, issus de diverses sources, peut affecter la fertilité chez l’homme comme chez la femme», concluent les chercheurs.

L’action de ces contaminants est bien loin de se circonscrire au stade de la conception: selon plusieurs études, ils pourraient entraîner un risque de fausse-couche et perturberaient le développement, moteur et mental, d’enfants exposés in utero.

Fin février, le parti socialiste a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à réduire l’exposition humaine aux perturbateurs endocriniens, parmi lesquels les phtalates.



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