Plus de Bruxellois mais moins de voitures à Bruxelles

Le 13 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Renforcer l'offre des tramways et des métros.
Renforcer l'offre des tramways et des métros.
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La capitale de la Belgique est-elle en train de gagner son pari? Lancé en 2010, le plan d’organisation de la mobilité dans la région bruxelloise (Iris 2) prévoit de réduire de 20% la pression automobile entre 2010 et 2018. Ce qui n’était pas gagné. Sur le réseau secondaire de la région, le trafic a, en effet, bondi de 30% durant la première décennie du siècle, créant un «bourrelet de congestion», comme l’appellent les autorités locales.

Rendus publics le 13 janvier, les derniers chiffres de circulation sont optimistes. Selon le secrétaire d'Etat bruxellois à la mobilité, Bruno De Lille (Vert), le trafic a baissé, tous réseaux confondus, de 7% entre 2003 et 2013. Un bilan d’autant plus surprenant que, dans le même temps, la population de la région capitale a progressé de 16%.

Volontariste, la capitale du royaume s’emploie depuis plusieurs années à réduire la place de la voiture en ville, tout en développant des offres, parfois originales, pour encourager l’usage des transports publics et des modes de déplacement doux. A Bruxelles, la vitesse est limitée à 30 km/h dans une rue sur trois. Un service de vélo en libre-service existe depuis 2010. L’offre en tramway, en métro et en RER a été étoffée, avec succès. De plus en plus, la surface de la voirie automobile est régulièrement rognée par les couloirs de bus en site propre et les pistes cyclables. La société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib) transporte désormais 80% de personnes de plus qu’en 2000.

Mais ce n’est qu’un début. D’ici 5 ans, toute la voirie sera pleinement utilisable par les cyclistes. Plus étonnant, Bruxelles propose à ses habitants de détruire leur voiture. En échange, la ville octroie à l’automobiliste repenti une prime Bruxell’air, permettant d’emprunter gratuitement tous les transports publics pendant deux ans ainsi qu’un chèque de 505 euros pour acheter une petite reine. Depuis le début de l’année, les entreprises qui installent des bornes de recharge de véhicules électriques sont dispensées de certaines taxes locales.

Pour atteindre les objectifs fixés par Iris 2, Bruno De Lille veut aller de l’avant. L’élu écologiste milite pour un sérieux renforcement des lignes de bus et de métro ainsi que pour une modification de la fiscalité frappant les véhicules de société.



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