Plus d’ozone, c’est moins d’UVB

Le 19 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Moins de CFC, c'est plus d'ozone et moins d'UVB.
Moins de CFC, c'est plus d'ozone et moins d'UVB.

Préjudiciable à nos bronches à basse altitude, l’ozone s’avère protecteur de notre santé lorsqu’il stagne dans la stratosphère. Composée de trois atomes d’oxygène, la molécule a, en effet, la capacité de filtrer les rayons ultra-violet solaires (UV), réputés être à l’origine de brûlures, voire du déclenchement de certains cancers cutanés.

Or, des décennies durant, la «couche» d’ozone stratosphérique a été mitée par les émissions de gaz de synthèse, parmi lesquels les fameux chlorofluorocarbures (CFC).

Régulés par le protocole de Montréal, les CFC ne sont plus fabriqués (officiellement du moins) depuis 2010, après avoir vu leur production régulièrement diminuer. Et cela commence à se voir.

Dans un article publié le 5 mars dans Atmospheric Chemistry and Physics, une équipe européenne indique que les flux de rayonnements UV (notamment les UVB) ont tendance à diminuer: la conséquence directe d’un renforcement de l’ozonosphère.

Basée sur l’observation des radiations solaires (de différentes longues d’onde) réalisées au-dessus de l’Europe, du Canada et du Japon entre 1990 et 2011, l’étude montre, notamment depuis 2007, une diminution du flux de rayons UV qui atteint le sol. Un phénomène qui pourrait s’accroître.

En septembre 2007, le Programme des Nations unies pour l'environnement a annoncé un accord concernant les hydrochlorofluorocarbures (HCFC), des substituts aux CFC qui détruisent un peu moins la couche d’ozone mais sont de redoutables gaz à effet de serre.

Aux termes de cet accord, les pays développés ont accepté de réduire leur production et leur consommation de 75% d'ici 2010 et de 90% d'ici 2015, avec un arrêt total d'utilisation prévue en 2020. Les pays en voie de développement diminueront leur production et consommation de 10% en 2015, 35% en 2020 et 67,5% en 2025, avec un arrêt d'utilisation en 2030.

Cette décision devrait non seulement aider l’ozone stratosphérique à se reconstituer, mais aussi éviter l'émission d'environ 35 gigatonnes d'équivalent CO2 (GteqCO2) d'ici à 2030.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus