Plus d’AVC chez les végétariens?

Le 05 septembre 2019 par Romain Loury
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Un risque d'AVC accru de 43%
Un risque d'AVC accru de 43%

Les végétariens et les végans sont moins susceptibles de développer une maladie coronarienne, mais auraient plus de risque d'être victimes d’accident vasculaire cérébral (AVC), révèle une grande étude britannique publiée, mercredi 4 septembre, dans le British Medical Journal (BMJ).

Meilleur pour l’environnement -notamment le climat, en raison des émissions élevées liées à la viande rouge-, le régime végétarien, longtemps marginal, ne cesse de progresser. Autre avantage, il serait aussi meilleur pour la santé, notamment vis-à-vis du risque cancéreux, la viande rouge et la viande transformée favorisant le risque de plusieurs cancers, dont le colorectal et celui du pancréas.

Idem pour les maladies coronariennes, qui affectent les artères coronaires qui irriguent le cœur: plusieurs études ont montré que les végétariens en présentaient un risque diminué, probablement en raison d’un moindre taux de LDL-cholestérol («mauvais cholestérol»).

Risque d’AVC accru de 43%

Dans une étude menée sur 48.188 participants de la cohorte britannique EPIC-Oxford, dont 16.254 végétariens et végans, l’équipe de Timothy Key, épidémiologiste à l’université d’Oxford, confirme ce phénomène: ces derniers ont 22% moins de risques de développer une maladie coronarienne que les consommateurs de viande, de même que les gros consommateurs de poisson (-13%), un effet qui semble particulièrement lié au LDL.

Or, de manière inédite, l’étude montre aussi un risque accru d’AVC, particulièrement sa forme hémorragique (qui comporte la rupture d’anévrisme), dont le risque est accru de 43% chez les végétariens.

LDL-cholestérol, vitamines B12 et D, etc…

Là aussi, les chercheurs soupçonnent un effet du LDL-cholestérol, dont plusieurs études ont suggéré un effet protecteur contre les AVC. D’autres facteurs pourraient être impliqués, dont un moindre taux de vitamine B12, de vitamine D, d’acides aminés essentiels et d’acides gras de type oméga-3, qui abondent dans les produits carnés.

Pour un individu de 44,7 ans (moyenne d’âge de la cohorte EPIC-Oxford), un régime végétarien est ainsi associé à 10 cas de moins de maladie coronarienne, pour 1.000 personnes sur les 10 prochaines années. A l’inverse, il entraîne une hausse de 3 cas d’AVC, calculent les chercheurs, qui appellent à confirmer ce phénomène dans d’autres cohortes de grande taille et de mieux comprendre l’effet des nutriments.



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