Plan national nutrition santé: les entreprises au menu

Le 27 juillet 2011 par Romain Loury
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Le ministère de la santé a lancé son troisième Plan national nutrition santé (PNNS3) pour les années 2011 à 2015, qui prévoit notamment un système de chartes d’engagements pour les entreprises vis-à-vis de leurs salariés.
 
Après un premier PNNS de 2001 à 2005 et un deuxième de 2006 à 2010, ce troisième plan se décline en quatre axes. En tête, la poursuite des objectifs nutritionnels: consommation accrue de fruits et légumes, réduction du sel, des graisses et du sucre, lutte contre les carences en fer et en folates.
 
Les deuxième et troisième axes s’attaquent aux questions de l’activité physique et du dépistage de la dénutrition. Quant au quatrième, il propose une déclinaison du PNNS dans les collectivités territoriales, avec le développement de chartes d’engagements.
 
S’il reste à créer pour les régions, ce système existe déjà pour les villes et les départements. Selon le site http://www.reseauvillesactivespnns.fr, 6 départements, 253 communes et 11 communautés de communes, regroupant plus de 12 millions d’habitants, seraient déjà signataires. Mais au-delà des collectivités territoriales, le PNNS3 prévoit d’étendre ces chartes aux entreprises, vis-à-vis de leurs salariés.
 
Au programme: une proposition dans un premier temps restreinte à celles de plus de 50 salariés, la création d’une base de données recensant les actions menées dans les entreprises signataires. Ou encore l’organisation, tous les deux ans, d’un colloque national réunissant des représentants de ces entreprises, afin qu’ils partagent leurs expériences.
 
Pour la première fois, ce PNNS s’accompagne d’un plan annexe consacré à la lutte contre l’obésité. Entre autres mesures, il prévoit d’améliorer la prise en charge et le dépistage, et de créer une fondation pour mieux coordonner la recherche.
 
Selon le document de présentation du PNNS3, 16,1% des hommes et 17,3% des femmes seraient obèses en France. Dans son plan, le ministère se fixe comme objectif de stabiliser cette prévalence sur les cinq prochaines années, voire de la réduire d’au moins 10%. Chez les enfants, dont le taux de surpoids et d’obésité atteint 17,8%, il espère même la réduire de 15%.
 
Entre autres objectifs chiffrés, le PNNS3 prévoit de réduire la consommation moyenne de 8,7 à 8 g/jour de sel chez les hommes, de 6,7 à 6,5 g/jour chez les femmes. Quant à la consommation recommandée de cinq fruits et légumes par jour, le but est d’atteindre 50% des adultes et 25% des enfants en 2015, contre 43% et 20% actuellement.


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