Plan de sauvetage du ganga cata et de l’alouette calandre

Le 02 juillet 2012 par Stéphanie Senet
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Le ganga cata mesure une trentaine de centimètres
Le ganga cata mesure une trentaine de centimètres

Deux oiseaux en voie de disparition, le ganga cata (Pterocles alchata) et l’alouette calandre (Melanocorypha calandra), font l’objet d’un premier plan national d’action, ouvert à la consultation sur le site du ministère de l’écologie du 5 au 23 juillet. Prévu pour environ 5 ans, il devrait courir jusqu’au 31 décembre 2016 pour un coût d’1,1 million d’euros.

Le ganga cata et l’alouette calandre sont deux espèces sédentaires des steppes de Méditerranée et du Moyen-Orient. Leurs populations françaises ont connu un large déclin au cours du XXe siècle et leurs aires de répartition se sont fortement rétrécies. Aujourd’hui, elles se concentrent essentiellement dans la plaine de la Crau (Bouches-du-Rhône) et sont présentes de façon sporadique dans le Var, le Vaucluse, la Lozère, la Drôme, l’Aude, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales.

En effectifs, la population du ganga cata est réduite à une centaine de couples alors qu’elle représentait entre 230 et 290 couples à la fin des années 1970. L’alouette calandre ne compte plus que 130 à 160 couples nicheurs en 2010, contre 400 couples il y a 30 ans. Un léger accroissement de cette espèce est toutefois observé dans la plaine de la Crau (+12%) depuis 2006.

Selon l’étude publiée par le ministère de l’écologie, le déclin de ces espèces tient à la disparition des pelouses sèches des plaines méditerranéennes, à cause du changement des pratiques agricoles et de l’artificialisation des sols. La steppe du Cossoul, dans la plaine de la Crau, a par exemple été détruite à plus de 75% depuis le XVIIIe siècle. Seule la moitié de la steppe résiduelle, qui s’étend sur environ 10 kilomètres carrés, est protégée depuis 2001 par la réserve naturelle des Cossouls de Crau.

Trois autres raisons expliquent cette disparition progressive: la gestion inappropriée des pelouses sèches, qui perturbe les cycles biologiques de ces espèces, l’isolement des populations françaises et le manque de connaissances de ces oiseaux, qui empêche leur protection efficace.

Logiquement, le premier plan national d’action vise donc à améliorer l’état des connaissances scientifiques (par un suivi précis des effectifs), la conservation des espèces dans la Crau (en préservant et en restaurant les pelouses steppiques ainsi qu’en maintenant une gestion pastorale extensive) dans les autres départements où elles sont présentes, ainsi que dans de nouvelles zones, en favorisant en particulier la colonisation de l’alouette calandre.

Ces deux espèces sont protégées au titre de la Convention de Berne de 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, par la directive européennes dite Oiseaux et par la loi française du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature.



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