Plan climat, directive ENR: le SER fait le forcing

Le 29 juin 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Développer toutes les énergies renouvelables, hydraulique comprise.
Développer toutes les énergies renouvelables, hydraulique comprise.
VLDT

Le lobby français des énergies renouvelables veut influer sur le futur plan climat français et sur la révision en cours de la directive énergies renouvelables.

À quelques jours de la présentation du plan climat français par le président de la république, le syndicat des énergies renouvelables (SER) avance quelques propositions. Gageant que le déploiement des énergies vertes sera au cœur de la nouvelle stratégie climatique qui vise la neutralité carbone à l’horizon 2050, le lobby des ENR formule pas moins de 89 «mesures accélératrices».

Livre blanc

Issues du livre blanc publié en début d’année, ces mesures portent sur les trajectoires de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie à 2030, dont la révision prévue par la loi vient de débuter, les modes de soutien, y compris aux énergies renouvelables dans l’habitat, l’innovation et les réseaux, la simplification et le soutien à l’international.

Large spectre

Le spectre est large: depuis le soutien aux agrocarburants (fussent-ils de première génération), à l’amélioration de la collecte des biodéchets (pour accroître la production de biogaz), en passant par le sempiternel doublement du Fonds chaleur de l’Ademe, l’allégement des procédures pour l’éolien ou le lancement des appels d’offres pour les fermes hydroliennes commerciales. 

Hausse du prix du carbone

Hasard du calendrier: le parlement européen commence l’examen de la future directive sur les énergies renouvelables. L’occasion pour le syndicat français de faire valoir ses points de vue. Sur l’objectif du texte, tout d’abord : «Pour maintenir la hausse des températures en deçà de 2°C et tenir les engagements de l’Accord de Paris, l’Europe, doit être plus ambitieuse et se fixer un objectif renouvelable contraignant de 35 % à l’horizon 2030, contre 27 % inscrits dans le projet», souligne Jean-Louis Bal. En complément le président du SER propose, sans dévoiler la méthode, de porter à 30 euros le quota d’émission de gaz à effet de serre, «dès à présent» et à 100 euros en 2030.

Neutralité technologique

Le SER rappelle une nouvelle fois son opposition aux appels d’offres à neutralité technologique, gros obstacle à la constitution de filières industrielles. Comme en France, il ré-exprime l’importance de maintenir le plafond de 7 % de biocarburants de première génération dans l’objectif global de 15 % des transports. Enfin, concernant la chaleur et le froid, il souhaite que soit fixé un objectif contraignant d’augmentation annuelle de 1 % de la part des renouvelables dans le secteur.

 



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