Plan Cancer 2009-2013: léger mieux sur l’environnement

Le 03 novembre 2009 par Sabine Casalonga
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Alors que l’environnement avait été insuffisamment pris en compte dans le premier plan Cancer 2003-2007, le nouveau plan Cancer 2009-2013 présenté hier par le président de la République, dont le budget s’élève à plus de 730 millions d’euros, fait quelques progrès.

Le nouveau plan tout en s’inscrivant dans la continuité du plan Cancer précédent, décline les recommandations du rapport Grünfeld remis en février (1). Parmi les nouvelles priorités figurent la prise en compte des inégalités face au cancer, qu’elles soient socio-économiques ou liées à l’environnement (eau, air, rayonnements, etc.). Il s’articule autour de 5 axes (recherche, observation, prévention-dépistage, soins, vivre pendant et après un cancer), 30 mesures et 118 actions. Un des 3 thèmes transversaux vise «à stimuler l’analyse et la prise en compte des facteurs individuels et environnementaux pour personnaliser la prise en charge avant, pendant et après la maladie».

Une seule mesure (mesure 3) concerne directement l’environnement. Elle a pour objectif de caractériser les risques environnementaux et comportementaux en y consacrant plus de 15% du budget de recherche mobilisé par le plan. Parmi les 6 actions associées figurent le soutien à la recherche (épidémiologie, toxicologie, génétique et clinique), un renforcement du partenariat entre l’Afsset, l’Institut national du cancer (INCa) et l’Agence nationale de la recherche (ANR) sur les actions du programme national Santé-environnement (PNSE II) et l’organisation d’un colloque international sur ce thème en 2011.

Les mesures 9 et 12 concernent les cancers professionnels en visant à améliorer l’observation et la surveillance et à renforcer la prévention des cancers liés à l’environnement professionnel.

Pour le Réseau santé environnement (RES), ce plan Cancer «a encore oublié l’environnement». Il regrette que le plan ne préconise «rien ou presque en matière d’action sur les causes [des cancers]». Il aurait notamment souhaité que le terme «perturbateur endocrinien» y soit mentionné, soulignant qu’une «substance comme le bisphénol A, qui imprègne toute la population, induit des cancers du sein et de la prostate dans la descendance», n’y figure pas. Le groupe des Verts souligne de la même manière la nécessité de lutter contre l’utilisation excessive de substances comme le bisphénol A et le PFOA –pour lesquelles il demande l’interdiction- et les pesticides.

Une évaluation du plan Cancer est prévue à mi-parcours fin 2011, puis en 2013.

(1)Dans le JDLE «Plan Cancer 2009-2013: quelle place pour l’environnement?»


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