Plan Bâtiment du Grenelle: 4 nouveaux groupes de travail
Le 29 janvier 2010 par Victor Roux-GoekenLe premier sera consacré aux énergies renouvelables intégrées au bâtiment. Serge Lepeltier, ancien ministre de l’environnement (2004-2005) et actuel maire de Bourges (Cher), est pressenti pour en être chef de file. Ce groupe de travail doit permettre aux maîtres d’ouvrage de mieux appréhender l’intégration d’énergies renouvelables dans les bâtiments qu’ils prévoient de construire.
Le second groupe est dédié aux signes de qualité. Un grand nombre de labels et certifications existent dans le bâtiment. «Il s’agit de mettre de l’ordre pour rendre efficace la qualification des entreprises et la certification des bâtiments», voire de «rechercher une harmonisation européenne» de ces signes de qualité.
Troisième groupe: innovation et recherche. Ce groupe cherchera à insérer la thématique du bâtiment et des matériaux de construction dans l’axe Innovation et recherche du «grand emprunt». «Des plateformes technologiques dédiées au bâtiment pourraient être créées dans les territoire.» Par exemple une plateforme Photovoltaïque à Chambéry ou Géothermie à Orléans, spécialisées dans ces thèmes de recherche.
Le dernier groupe se penchera sur la question des transactions immobilières et performance énergétique. «L’idée d’un bonus/malus sur les droits de mutation (1) a déjà été avancée. Une transaction peut être l’occasion privilégiée d’améliorer la performance énergétique d’un bâtiment.»
Les chefs de file de ces trois derniers groupes ne sont pas encore connus.
(1) Droit d'enregistrement versé à l'administration fiscale lors du changement de propriétaire d’un bien immobilier, en cas de vente, de donation ou de succession notamment
4 réactions
philippe chadeyron | 11/03/2010 - 16H28
l'argent est bien là, mais est-il bien utilisé ? Vous avez raison tous les deux ! L'ITE (Isolation Thermique par l'Extérieur) est LA solution que Grenelle 2 devrait promouvoir en ultra priorité. Oui, les solutions sont assez coûteuses (autour de 170 €/m2), mais les avantages multiples : - valorisation forte du patrimoine (sur les plans thermique et esthétique) - pas de perte de surfaces internes - pas de travaux salissants dans la maison Et l'argent ? C'est simple, au risque de choquer, prennons le sur les subventions hallucinantes qui sont données sur le photovoltaïque (300 demandes de raccordement par jour en ce moment !), sans que personne ne maîtrise ne serait-ce que de loin ce que cela va coûter aux contribuables, via la CSPE !
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riche alain | 06/02/2010 - 12H30
Re-Isolation Nos grands fournisseurs d’énergie savent bien que nos économies de chauffage d’appartements permettent d’utiliser l’énergie qu’ils distribuent à d’autres fins toutes aussi utiles. S’il n’y a sans doute pas de recherche fondamentale à poursuivre pour l’isolation -sauf peut être pour celle des isolants minces et des verres-, l’isolation extérieure des bâtiments existants n’est pas facile à organiser, la preuve est que on s’est surtout préoccupé de celle des constructions nouvelles. Le renouvellement de notre parc immobilier étant nécessairement très lent, on irait vers une diminution considérable de l’énergie de chauffage en isolant les bâtiments existants. Mais cela coûte cher et c’est une rupture des habitudes : on doit ravaler périodiquement les façades d’immeubles et veiller aux étanchéités des toitures. Mettons nous dans la position d’un copropriétaire ou celle d’un syndic d’immeuble : l’un et l’autre sont tentés de minimiser les frais d’entretien. Les frais d’installation d’une isolation extérieure sont sans commune mesure avec ceux d’un ravalement : qui y consentirait ? Faudrait-il une loi contraignante ? Il faudrait une incitation financière considérable pour qu’on mette en œuvre une isolation extérieure plutôt qu’un simple ravalement. Les sommes en jeu sont tellement importantes pour tout le parc immobilier que la subvention de l’Etat est peut être problématique. Il faudrait proposer pour l’isolation extérieure des bâtiments existants : les procédés les plus faciles à mettre en place, les plus efficaces en regard de leur coût une évaluation des coûts les aides financières possibles Une publicité importante devrait épauler la diffusion de ces informations auprès du public et des professionnels du logement, en particulier des syndics d’immeubles. Les préconisations de MINERGIE sont connues surtout en Suisse et dans les départements voisins de ce pays. Enfin, plus les façades d’immeubles ont de décors, plus c'est difficile!
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PICOT Robert | 30/01/2010 - 02H03
isolation et basse consommation oui l'isolation est essentielle! Elle est même indispensable dans une optique d'autosuffissance énergétique des bâtiments. Un logement bien isolé c'est moins de besoins énergétiques (désolé pour Total, EDF, GDF...) Mais il s'agit obligatoirement d'isolation par l'extérieur car un haut niveau d'isolation par l'intérieur sera toujours moins performant qu'une isolation par l'extérieur (fuites thermiques, perte de surface habitable dans l'ancien). De plus le confort d'été sera bien meilleur, en cas de réchauffement climatique, dans un bâtiment isolé par l'extérieur d'ou des économies sur la climatisation. Il n'est nul besoin de haute technologie pour cela, ces technologies existent, il ne s'agit que de formation professionnelle, de volonté politique des dirigeants et des entrepreneurs de favoriser le remplacements de certaines filières par d'autres filières (former des plaquistes au ravalement par l'extérieur?); SI NOUS NE SAVONS PAS FAIRE COPIONS NOS AMIS SUISSES et revenons aux fondamentaux en matière de construction : l'adapter à son environnement naturel et non aux produits industriels proposés . Le site du ministère de l'énergie montre la voie et c'est multilingues.
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riche alain | 29/01/2010 - 23H48
isolation essentielle Il faudrait isoler mieux les bâtiments existants. C’est le plus efficace pour notre facture énergétique nationale, mais c’est aussi très difficile. Quel syndic va proposer d’installer une isolation extérieure aux locataires des immeubles qu’il gère ? Aucun, certainement : y a t il une incitation de l’Etat pour une telle démarche ? A-t-on défini quelques procédés simples et déjà bien éprouvés et répertoriés pour parvenir à ce type d’isolation, pour la standardiser ? A-t-on donné un ordre de grandeur des prix auxquels on peut s’attendre ? Ce serait pourtant prendre le taureau par les cornes que de faire en sorte de lancer vraiment l’isolation des bâtiments existants.
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