Pistes pour mieux repérer les cas de saturnisme

Le 18 juillet 2008 par Claire Avignon
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Prévenir le saturnisme chez les enfants même lorsque leur plombémie est inférieure à 100 microgrammes par litre (µg/l). C’est l’une des recommandations d’un groupe de travail sur les stratégies de dépistage, formé par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Inserm, et dont les conclusions ont été publiées jeudi 17 juillet. C’est en effet seulement au-dessus de 100 µg/l que les médecins ont l’obligation de déclarer cette maladie qui entraîne une perte importante de QI chez les enfants.

Chaque année, 500 cas de saturnisme infantile sont déclarés en France. Au total, 85.000 enfants seraient touchés, indiquent des données de 1995 et 1996. Ils sont principalement issus de populations défavorisées vivant dans des logements insalubres, peints avec des peintures au plomb.

Le groupe de travail engage également la Direction générale de la santé à mieux connaître les zones à risque élevé, grâce à la mise en place des fichiers partagés d’adresses présentant des risques et au repérage des anciens sites industriels. «Les constats obligatoires de risque d’exposition au plomb réalisés lors des ventes de logements anciens, élargis en août 2008 aux nouvelles locations, apparaissent comme une source pertinente pour localiser les adresses à risque, via éventuellement les futurs ‘Observatoires de l’habitat indigne’, pollués par le plomb», précise le groupe de travail dans son communiqué.

Une campagne nationale de sensibilisation est aussi recommandée, ainsi qu’un mécanisme de contrôle de l’obligation d’information lors du diagnostic plomb.


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