PIP: la moitié des prothèses françaises enlevées

Le 18 décembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Dominique Maraninchi : la France a agit par précaution.
Dominique Maraninchi : la France a agit par précaution.

Un an après la décision de rembourser leur retrait, près de la moitié des quelque 30.000 prothèses mammaires PIP au gel frauduleux posées en France ont été retirées, mais les femmes concernées restent inquiètes en dépit des messages rassurants des autorités.??

A fin octobre, 14.300 femmes s'étaient fait retirer leur implant PIP dont plus de 10.000 à titre préventif. Seul grand pays à avoir pris une décision aussi radicale, la France a agi par précaution, essentiellement en raison d'un risque plus élevé de rupture de ces prothèses, mais sans que rien n'indique un risque accru de cancer ou de lymphome, rappelle le cancérologue Dominique Maraninchi, directeur de l'Agence des produits de santé (ANSM).??

Un an plus tard, les risques sur la santé n'ont pas vraiment évolué, comme l'attestent diverses études: les prothèses PIP se rompent plus tôt et plus fréquemment et ont des répercussions inflammatoires, résume ce médecin pour l'AFP.?? Il ajoute que la politique de retrait sera poursuivie car cela reste une précaution raisonnable et qu'une étude de suivi de toutes les femmes porteuses d'implants PIP sera lancée prochainement par l'Inserm .?? Pour les femmes porteuses de ces prothèses, la situation reste problématique.??

Cette politique ne prend pas en compte les véritables problèmes que posent ces prothèses, en termes de pathologies comme de coûts, estime Murielle Ajello, la présidente du Mouvement de défense des femmes porteuses d'implants et de prothèses (MDFPIP), qui rassemble quelque 1.500 femmes.?? Elle souligne que, selon les témoignages qui lui sont parvenus, un grand nombre de pathologies sont apparues chez des femmes parmi lesquelles des maladies liées au stress ou à l'angoisse et des maladies auto-immunes.?? Même explantées, les femmes ne vont pas bien quand elles ont eu des ruptures ou qu'elles redoutent que le gel se soit répandu dans leur organisme, ajoute-t-elle.??



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