Piétonisation des berges: Hidalgo persiste et signe

Le 22 août 2016 par Stéphanie Senet
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Un parcours piéton de 3,3 km est en projet entre le tunnel des Tuileries et le port de l'Arsenal
Un parcours piéton de 3,3 km est en projet entre le tunnel des Tuileries et le port de l'Arsenal

La mairie de Paris a annoncé, le 22 août, qu’elle ne suivrait pas l’avis de la commission d’enquête publique, défavorable à la piétonisation des berges de la rive droite de la Seine.

 

La stratégie déployée par Anne Hidalgo pour réduire le trafic automobile de la capitale accumule les difficultés. Après les recours déposés le 1er août par l’association 40 millions d’automobilistes pour dédommager les propriétaires des véhicules visés par la restriction de circulation[1], c’est au tour de la commission d’enquête publique de lui mettre des bâtons dans les roues.

Selon ses conclusions, l’étude d’impact associée au projet ne permet pas de conclure que la piétonisation aura un impact positif sur la réduction de la pollution. Par ailleurs, le périmètre de l’enquête est jugé trop étroit. Il se focalise en effet sur les Ier, IVe, VIIe et XIIe arrondissements, «alors qu’un report de près des trois quarts des véhicules se portera sur les Ve, VIe et VIIIe arrondissements», estime la Commission.


«Un déni de l’urgence climatique»

 

Anne Hidalgo a aussitôt réagi par voie de communiqué en affirmant qu’il s’agit d’un «déni complet de l’urgence climatique», ainsi que «des motifs environnementaux, sanitaires, urbains et culturels» qui ont motivé ce projet de piétonisation. La maire socialiste, qui a décidé de ne pas suivre cet avis consultatif, rappelle que le trafic routier est responsable à Paris de deux tiers des émissions de dioxyde d’azote et de 55% des émissions de particules. Une délibération actant la piétonisation sera donc présentée au prochain Conseil de Paris, qui se tiendra du 26 au 28 septembre prochain. A noter que le préfet de police dispose d’un droit de veto, mais la municipalité assure qu’il est associé au projet. Enfin, une conférence, annoncée pour début septembre, devra préciser les mesures destinées à appliquer l’Accord de Paris dans son intégralité.

 



[1] Il s’agit des voitures particulières immatriculées avant le 1er janvier 1997 et des utilitaires légers mis en service avant le 1er octobre 1997

 



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