Photovoltaïque : le SER se veut rassurant

Le 20 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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N’écoutez pas les Cassandre du solaire ! Tel sera l’essentiel du message que le délégué général du Syndicat des énergies renouvelables (SER) délivrera demain 21 octobre, lors d’une conférence de presse.

Jean-Philippe Roudil entend principalement rassurer ses propres troupes. Les 150 fabricants d’équipements et les milliers d’installateurs ont été sonnés par une succession de mauvaises nouvelles : baisse de moitié du crédit d’impôt, diminution du tarif d’achat de l’électricité solaire ; sans oublier le rapport Charpin qui propose de limiter à 500 mégawatts crête par an (MWc/an) l’installation annuelle de panneaux photovoltaïques pour stabiliser le coût de la contribution au service public de l'électricité [CSPE, taxe sur le prix de l’électricité servant, entre autres, à financer le rachat de l’électricité d’origine renouvelable]. « Il n’y a pas vraiment de quoi s’inquiéter, indique-t-il au Journal de l’Environnement. Même aux conditions actuelles, le photovoltaïque reste une énergie intéressante. »

Certes, les aides à l’installation et la rémunération des exploitants de ces petites centrales solaires (des particuliers la plupart du temps) seront moindres. Mais dans le même temps, les prix des équipements baissent sensiblement. « Ces deux dernières années, rappelle Jean-François Roudil, nous avons constaté une baisse de 40 % du prix des équipements. Et cela n’est pas fini. » Pour le propriétaire, le retour sur investissement reste donc stable : autour de 8 ans. Ce qui, de l’avis du patron du SER, ne devrait pas influer sur la demande.

Pour lui, cette baisse des prix n’est pas seulement une bonne nouvelle économique et commerciale. Elle est aussi un argument politique. Les professionnels de l’énergie photovoltaïque craignent, en effet, que le gouvernement ne suive les recommandations du rapport Charpin, ce qui limiterait évidemment leur activité. Constructifs, ils proposent de s’engager à baisser régulièrement leur coût pour rester attractifs sans pour autant alourdir le poids de la CSPE. « Si nous baissons nos prix de 10 % par an, nous pourrions accroître d’autant les installations sans accroître la CSPE », précise Jean-François Roudil.

Les négociations entre le SER et les pouvoirs publics doivent prochainement s’engager. 25.000 emplois dépendent de leur issue.



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