Philips, nouveau leader ‘vert’, selon Greenpeace

Le 27 février 2009 par Sabine Casalonga
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L’association Greenpeace se félicite de la nouvelle stratégie adoptée par le groupe Philips qui prend en charge la responsabilité financière du recyclage de ses produits.

Depuis 2007, l’ONG appelait l’entreprise à accepter le principe de responsabilité élargie du producteur introduit par la directive sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) (1). Dans son nouveau programme de recyclage, Philips indique soutenir ce principe «Après de nombreuses actions et 47.000 messages de soutien public, l’entreprise a finalement accepté notre demande. C’est un grand pas en avant et cela fait de Philips un nouveau leader ‘vert’ dans le secteur électronique», déclare Greenpeace. Philips, rétrogradé à la 15e place des entreprises les plus vertes du secteur par l’ONG en novembre dernier, devrait donc remonter dans le prochain classement.

Dans un communiqué du 25 février, Philips a annoncé la création en Argentine, au Brésil et en Inde, de systèmes de collecte volontaire et de recyclage, une initiative fondée sur le principe de responsabilité élargie du producteur. L’industriel a également rappelé les objectifs de sa stratégie de développement durable (2007-2012) ciblée sur l’efficacité énergétique et l’éco-conception de ses produits.

«Philips a confirmé que les coûts du recyclage de ses produits ne seront plus payés directement par les consommateurs via une charge fixe additionnelle, mais devront être intégrés au coût global du produit», selon Greenpeace. L’ONG indique que le géant de l’électronique projette d’instaurer un système mondial de collecte et de recyclage de ses produits.

Le coût du recyclage étant lié à la quantité de substances toxiques dans les produits, Philips sera également incité à développer des produits moins nocifs pour l’environnement, selon l’ONG, qui souhaite inciter d’autres entreprises à adopter la même démarche.

Le 18 février dernier, Greenpeace révélait que des déchets électroniques étaient exportés illégalement depuis la Grande-Bretagne vers le Nigeria et dénonçait l’incapacité des fabricants à prendre en charge le recyclage de leurs produits (2).

(1) Dans le JDLE «DEEE: la Commission veut passer à la vitesse supérieure»
(2) Dans le JDLE «Déchets électroniques: exportations illégales au Nigéria»


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