Peu de pesticides dans les poissons

Le 22 octobre 2004 par Loïc Chauveau
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Aucun des échantillons de poissons analysés en 2002 et 2003 par les directions de surveillance vétérinaire (DSV) n'a révélé de teneurs en pesticides supérieures aux normes admises. Mais dans 12% des cas, on retrouve des traces de polluants organiques persistants.

La directive 91/493/CEE impose aux Etats membres de surveiller les niveaux de contaminations des produits de la pêche commercialisés dans le pays. Il s'agit d'évaluer le niveau d'exposition des consommateurs, de rechercher des seuils de contamination anormaux et de déterminer des espèces aquatiques plus sensibles que d'autres à l'accumulation de pesticides.

Tous les types de pêche sont concernés, en mer, en rivière et en étang. L'échantillonnage est effectuer sur des lots récupérés dans les criées. Des pourcentages précis de poissons, de crustacés et de céphalopodes doivent être respectés. Les analyses recherchent douze pesticides organochlorés, huit pesticides organophosphorés, six familles de pyréthrinoïdes.

En 2002 et 2003, les DSV ont réalisé 76% du programme de surveillance imposé par la directive. Les échantillons ont été prélevés dans onze départements littoraux et cinq départements intérieurs (Charente et Meurthe-et-Moselle en 2002, Creuse, Saône-et-Loire, Deux-Sèvres en 2003).

Aucun résultat ne s'est révélé non conforme. Des molécules indésirables ont été détectées à des niveaux cependant très inférieurs aux limites maximales de résidus (LMR) imposées par les textes européens. En 2002, 10% des chairs de poissons recelaient des traces de DDT isomères, d'aldrine-dieldrine et de HCH. En 2003, un peu moins de 15% des analyses ont révélé ces mêmes molécules auxquelles il faut ajouter l'endosulfan. Le programme de surveillance est prolongé pour l'année 2004, les traces retrouvées justifiant le maintien de la vigilance. Les laboratoires devront rechercher deux nouvelles molécules, le chlorothalonil et le dicofol. Par ailleurs, cinq DSV devront opérer des analyses sur le poisson importé.

Les recherches de dioxines et de PCB deviendront systématiques. Le ministère de l'agriculture et de la mer demande par ailleurs une surveillance accrue sur les pêches du Calvados et de Seine-Maritime.


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