Peu d’environnement dans le plan Juncker

Le 26 novembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les projets d'interconnexions électriques devraient être éligibles aux financements du plan Juncker.
Les projets d'interconnexions électriques devraient être éligibles aux financements du plan Juncker.
RTE

Cinq mois après son annonce, le plan Juncker s’esquisse doucement. Mardi 25 novembre, son concepteur, le nouveau président de la Commission européenne, a enfin dévoilé les contours de son projet le plus ambitieux. Globalement, il s’agit de mobiliser 315 milliards d’euros (15 Md€ de plus que prévu) d’investissement au cours des trois prochaines années.

Ces investissements serviront à développer les réseaux à haut débit, les réseaux de transport et de distribution d’énergie, les infrastructures de transport dans les centres industriels, la recherche, les énergies renouvelables et les PME.

De 1 à 15

Pour ce faire, la Banque européenne d’investissement (BEI) créera un fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), qui sera abondé par des fonds de la Commission (16 Md€) et de la BEI (5 Md€). Le FEIS, qui doit être opérationnel au printemps prochain, devra lever plus de 315 Md€ supplémentaires, a affirmé Jean-Claude Juncker à des eurodéputés, parfois sceptiques. Les responsables de la Commission espèrent ainsi que «chaque euro d’argent public mobilisé par le fonds générera au total 15 € d’investissements».

Devant être finalisé d’ici la fin de l’année, le plan comportera aussi une feuille de route, «dont l’objectif est de supprimer les réglementations spécifiques à certains secteurs qui entravent l’investissement». Ce dégraissage réglementaire vise spécifiquement les projets d’infrastructures, l’énergie, les télécommunications, les transports, le numérique, ainsi que «les marchés des services et des produits», insiste l’ancien Premier ministre luxembourgeois.

700 Md€ de projets

Les Etats sont maintenant invités à fournir leur liste de projets éligibles. Ce qui ne devrait pas leur poser de problème. Interrogé par France Inter, le nouveau commissaire aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a indiqué que «700 Md€ de projets […] existent et […] devront être tamisés, choisis».

Au total, ce dispositif, espère-t-on à Bruxelles, pourrait accroître le PIB européen de 330 à 410 Md€ au cours des trois prochaines années et créer jusqu’à 1,3 million d’emplois. Impressionnant, mais insuffisant. «Pour garder le même rythme d’investissement que les Etats-Unis, l’UE aurait dû investir 540 Md€ supplémentaires en 2012-13», indique une note de la présidence.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus