Pétrole et gaz de schiste polluent vraiment l’atmosphère

Le 23 avril 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Au sud de Floresville, la campagne est ravagée par les puits de pétrole et de gaz.
Au sud de Floresville, la campagne est ravagée par les puits de pétrole et de gaz.
Google Earth

 

N’en déplaise aux rédacteurs du rapport Montebourg, l’extraction des gaz et pétrole de schiste n’est pas seulement source d’émission fugitive de méthane, –ce qui contribue au renforcement de l’effet de serre. De nombreuses études montrent de fortes concentrations de polluants atmosphériques à proximité des puits d’hydrocarbures non conventionnels. Et le lien entre ces industries extractives et des pollutions de l’air, auparavant attribuées quasi uniquement au trafic routier, se renforce.

Plus on produit, plus on pollue l'air

Dans une note publiée par le site de l’union géophysique américaine (AGU), deux chercheurs de la Texas A&M University enfoncent le clou. En se basant sur des mesures réalisées par les autorités locales, Gunnar Schade et Geoffrey Roest montrent une corrélation entre la hausse de la production d’hydrocarbures non conventionnels, dans la région d’Eagle Ford, et la concentration d’éthane dans l’air de San Antonio et de Floresville, agglomérations situées à proximité des zones d’extraction.

Doublement de la concentratione en éthane

En bruit de fond régional, la concentration moyenne d’éthane est passée de 2 à 5 parties par milliard (ppb), entre 2008, début de l’exploitation des hydrocarbures de schiste, et 2012. Un phénomène que les scientifiques attribuent non seulement à la multiplication du nombre de puits[1] mais aussi aux changements de pratiques des compagnies.

Depuis quelques années, l’extraction du pétrole de schiste a succédé à celle du gaz. Le gaz associé à l’huile est donc, la plupart du temps, brûlé à la torche. Généralement imparfait, ce torchage relargue dans l’atmosphère des suies et des composés organiques volatils polluants, dont l’éthane, l’un des précurseurs de l’ozone troposphérique.

 



[1] 28 forages pétroliers ou gaziers ont été autorisés, en 2008, dans la région d’Eagle Fort, contre 4.416, en 2013.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus