Petite révolution pour les quotas de pêche européens

Le 08 novembre 2018 par Stéphanie Senet
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A partir du 1er janvier 2019, tous les navires de pêche devront débarquer les prises accidentelles
A partir du 1er janvier 2019, tous les navires de pêche devront débarquer les prises accidentelles

La Commission européenne a publié, le 7 novembre, ses propositions de totaux admissibles de capture (TAC) pour l’Atlantique et la mer du Nord en 2019. Les premières à prendre en compte l’obligation de débarquement votée en 2013.

Pour 35 stocks sur 89, Bruxelles a décidé de maintenir les TAC de l’an dernier. Les possibilités de pêche sont en revanche revues à la hausse pour 27 stocks, dont le merlu du Nord, le cabillaud, le chinchard occidental et méridional, la sole et la plie en mer d’Irlande, la sole et la sardine dans le golfe de Gascogne, la langoustine (+65% à 19.424 tonnes) et la plie (+98% à 2.941 t) dans le Skagerrak-Kattegat (sud de la Norvège et ouest de la Suède).
Les captures de bar autorisées sont également augmentées: à 7 t par navire pour les engins à hameçon et à 1 spécimen par jour pendant 7 mois pour la pêche récréative.

 

Zéro quota pour 5 stocks
Des réductions de TAC sont proposées pour 22 stocks, dont 5 sont même visés par un quota zéro. C’est le cas du cabillaud à l’ouest de l’Ecosse, en mer Celtique et dans le golfe de Gascogne, le merlan à l’ouest de l’Ecosse et en mer d’Irlande et enfin la plie dans le sud de la mer Celtique et sud-ouest de l’Irlande. Ceux-ci ne peuvent plus être ciblés directement, mais sont limités par des quotas en tant que prises accidentelles.

 

Prises accessoires limitées
Une première cette année, en effet: l’entrée en vigueur de l’obligation de débarquement dans l’ensemble des eaux de l’Union européenne, prévue pour réduire les rejets en mer des prises accessoires. Toutes les captures débarquées doivent en théorie être imputées aux quotas respectifs de chaque Etat membre. Résultat: la Commission européenne propose un faible quota pour 5 stocks de prises accidentelles (cabillaud, merlan et plie). A condition qu’ils soient respectés par les pêcheurs, encore farouchement opposés à cette réglementation.

 

A suivre
Enfin, 15 stocks sont mis en stand-by dans l’attente des avis scientifiques (Conseil international pour l’exploration de la mer et Comité scientifique, technique et économique de la pêche) ou de nouvelles négociations dont l’anchois, la crevette nordique ou la raie; et 5 stocks sont renvoyés à la décision d’un Etat membre (hareng, chinchard et crevette de Guyane).

Au total, le rendement maximum durable visé par la politique commune de la pêche (PCP) pour 2020 ne touche pour l’heure que 53 stocks sur 89. Un chiffre qui ne devrait pas augmenter lors du Conseil Pêche prévu les 17 et 18 décembre à Bruxelles.



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