Petite reculade gouvernementale à Notre-Dame-des-Landes

Le 26 novembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La guerilla menace la tranquilité de Notre-Dame-des-Landes.
La guerilla menace la tranquilité de Notre-Dame-des-Landes.

Alors que la tension montait de plusieurs crans dans le bocage nantais, en fin de semaine passée, le gouvernement a changé de stratégie.

Après les violents affrontements ayant opposé les forces de l’ordre aux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les 23 et 24 novembre, l’équipe Ayrault tente de calmer le jeu.

Samedi 24 novembre, alors que la préfecture de Nantes était assiégée par des manifestants, le premier ministre a annoncé la création d’une «commission du dialogue», chargée «d’exposer ce projet et d’entendre toutes les parties prenantes».

Une idée peu convaincante, estiment les opposants, qui lui préféraient une véritable instance de concertation.

«Nous sommes prêts à dialoguer, mais sur les modalités d'arrêt du projet, pas sur un moindre impact écologique comme ils [le gouvernement] le souhaitent», a déclaré ce 26 novembre Cyril Bouliguand, membre de la Confédération paysanne, lors d'un point-presse organisé sur le site du futur aéroport.

Tout en confirmant «la nécessité de poursuivre le déroulement du projet», les ministres chargés de l’écologie (Delphine Batho), des transports (Frédéric Cuvillier) et de l’agriculture (Stéphane Le Foll) ont annoncé, de leur côté, le gel de toute opération de défrichement, le temps qu’une mission, nouvellement constituée, étudie les moyens de réduire les impacts environnementaux du chantier.

Cette annonce pourrait retarder l’arrivée des engins de quelques mois.



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