Pesticides: en France, les non-conformités en baisse

Le 06 mars 2017 par Romain Loury
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1,4% de non-conformités en 2015
1,4% de non-conformités en 2015
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En matière de résidus de pesticides, le taux de non-conformité, de 1,4% dans les denrées alimentaires testées en 2015, a atteint son minimum depuis 2010, a indiqué vendredi 3 février la DGCCRF[i]. Avec plus de 9% de non-conformité, le café, le thé et les infusions arrivent en tête.



[i] Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

 

Ce taux de non-conformité atteint 0,9% pour les fruits (principalement des poires et des fraises), 1,8% pour les légumes (surtout céleri-branche, endives et manioc) et 2,6% pour les légumineuses. Le record revient au groupe du café, du thé et des infusions, avec un taux de non-conformité de 9,1%.

Des pesticides dans 69,5% des fruits

Le fait qu’un produit soit jugé conforme signifie qu’aucun pesticide, parmi ceux testés, ne dépasse deux fois la limite maximale de résidus (LMR). Or ces valeurs sont fréquemment mises en cause, par exemple pour les perturbateurs endocriniens, dont eles ne prennent pas en compte le mode d'action.

Dans ce cas-là, ce sont 69,5% des fruits testés qui présentent des résidus quantifiables, ainsi que 36,6% des légumes, 44,2% des légumineuses et 60,8% des céréales.

Environ 3% de l’ensemble des produits dépassent la LMR, qu’ils soient jugés conformes (moins de deux fois la LMR) ou non (plus de deux fois). Un chiffre similaire à celui observé au niveau européen par l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).

Des pesticides non autorisés

Plus inquiétant, la DGCCRF indique avoir observé, au sein des 2.581 denrées d’origine française analysées, des substances actives dont l’usage n’était pas autorisé dans 1,6% d’entre eux. Au total, 58 avertissements et 25 procès verbaux ont été dressés envers les professionnels français responsables de non-conformités en 2015.

Selon la DGCCRF, la situation s’est par ailleurs améliorée quant aux contrôles ciblés aux frontières, pour les produits issus de pays non-UE: de 13,4% en 2012, ce taux est passé à 6,2% en 2015 pour les produits importés, indique-t-elle.

Jeudi 23 février, la cour d’appel de Paris a débouté l’Association nationale pommes poires (ANPP) de sa demande de dommages et intérêts envers Greenpeace France, au motif de la liberté d’expression. En juin 2015, l’association avait publié un rapport intitulé «Pommes empoisonnées: mettre fin à la contamination des vergers par les pesticides grâce à l’agriculture écologique», titre qui n’avait guère plu au syndicat agricole. Condamnée à verser 5.000 euros à Greenpeace France, l’ANPP, qui pourrait se pourvoir en cassation, avait obtenu gain de cause en septembre 2016 lors d’une affaire similaire, impliquant le réseau Biocoop.
Lundi 6 mars, l’Union européenne et le Chili ont signé un accord commercial sur les produits issus de l’agriculture biologique. Par ce texte, les deux parties reconnaissent l’équivalence de leur législation et de leurs moyens de contrôle en la matière, ouvrant la voie, de part et d’autre, à de nouveaux débouchés commerciaux pour les agriculteurs bio.


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