Pesticides dans l’alimentation: «risque faible», selon l’Efsa

Le 27 octobre 2016 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les épinards, les plus "chargés" en pesticides.
Les épinards, les plus "chargés" en pesticides.
DR

L’autorité européenne de sécurité des aliments publie les analyses effectuées par les Etats membres sur la présence -ou non- de résidus de pesticides sur les cultures alimentaires. L’alimentation bio reste la moins imprégnée.

«Le risque pour les consommateurs reste faible.» C’est ainsi que l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) qualifie les résultats de la dernière campagne de mesures réalisées en 2014 sur des produits alimentaires prélevés dans l’Union. 53,6% des échantillons d'aliments analysés sont exempts de résidus de pesticides. 43,4% contiennent des résidus se situant dans les limites de concentration permises avec, dans un quart des prélèvements, plusieurs pesticides détectés à chaque fois.

L’institution parmesane est parvenue à ces résultats en collationnant les résultats des analyses effectuées sur près de 83.000 échantillons par les Etats membres -dont pour la première fois, la Croatie-, ainsi que par l'Islande et la Norvège. En moyenne, les échantillons ont été analysés pour 212 pesticides, indique l’Efsa.

Gare aux épinards

Si 1,6% des échantillons provenant des Etats membres et consorts contenaient des résidus dépassant les limites autorisées (avant prise en compte d’une marge d’erreur, ce pourcentage atteint 2,9% des échantillons), le chiffre grimpe à 6,5% pour les échantillons en provenance des pays tiers. Une petite moitié d’entre eux contiennent des pesticides non autorisés dans l’Union. Ce sont les épinards, suivis des haricots, des carottes, des mandarines et du riz qui ont été le plus souvent contrôlés au-delà des normes autorisées.

La bio, championne du presque zéro pesticide

Aucun résidu quantifiable n'a été identifié dans 91,8% des échantillons d'aliments pour bébés. Ce sont les produits biologiques qui remportent la palme des aliments les moins imprégnés, puisque 98,8% d’entre eux étaient exempts de résidus ou contenaient des résidus dans les limites autorisées. Et encore, précise l’Efsa: «Ces résidus détectés ne résultent pas nécessairement de l’usage de pesticides (i.e des substances naturellement présentes ou des polluants environnementaux persistants) ou peuvent être autorisés en agriculture biologique.»

Du glyphosate dans l’alimentation pour animaux

Dans son rapport 2014 sur les résidus de pesticides, l’Efsa suggère plusieurs propositions aux Etats membres. Comme l’extension de la surveillance des produits alimentaires à des produits comme les petits fruits, les baies et le thé, fréquemment identifiés comme contenant des résidus. Ou de moins se concentrer sur les produits d'origine animale au profit de la surveillance des aliments pour animaux, comme le soja, le colza ou encore l'orge, en y incluant une analyse obligatoire du glyphosate. L’Efsa recommande aussi d’inclure le miel dans le ‘panier’ des échantillons, «afin d'améliorer notre compréhension de l'exposition des abeilles et obtenir ainsi des informations qui permettront d’étayer la révision éventuelle des limites autorisées de résidus dans le miel». Enfin, l’agence suggère aux Etats de mieux communiquer auprès des opérateurs qui importent des aliments depuis l'extérieur de l'UE sur les changements concernant les résidus autorisés.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus