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Pesticides: contamination en hausse des fruits et légumes

Le 09 janvier 2009 par Sabine Casalonga
La contamination des fruits et légumes par les pesticides en 2007 est en hausse par rapport à 2006, d’après le bilan annuel publié lundi 5 janvier par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

266 résidus actifs de pesticides ont été recherchés dans 5.412 échantillons de fruits, légumes et céréales frais ou transformés mis sur le marché français, dont 14,5% importés de pays hors Union européenne (UE).

Parmi les 3.742 échantillons de fruits et légumes analysés, 52,1 % contenaient des résidus de pesticides (contre 44,4% en 2006) dont 7,6 % à des doses supérieures aux limites maximales résiduelles légales (LMR) (1) contre 6% en 2006. Les fruits sont les plus touchés puisque 70,3% contenaient des pesticides (contre 65% en 2006). Les principaux produits concernés par les dépassements de LMR en 2007 regroupent les poivrons, les tomates, les laitues, les fraises, les mandarines et les raisins.

A noter également: 3,1 % des produits biologiques testés étaient non conformes à la réglementation. En revanche, aucune non conformité n’a été décelée sur les produits transformés, les produits d’alimentation infantile, les thés, infusions, le café et les épices.

«Ce constat (…) montre que notre agriculture dépend toujours trop de l'utilisation massive de pesticides (…). Il faut donc tout mettre en œuvre pour inverser cette logique, notamment en accélérant le plan de réduction de 50% de l'usage des pesticides décidé dans le cadre du Grenelle et en amplifiant fortement le soutien à la production biologique dans notre pays», a déclaré François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) dans un communiqué du 6 janvier.

(1) Limites maximales de résidus de pesticides légalement tolérées dans ou sur les aliments destinés à la consommation humaine ou animale

9 réactions

labdi amina | 15/01/2009 - 09H30

question de doses.... Bien sûr que le Bio ne peut l'être à 100% mais les "doses" de pesticides ingérées ne sont pas les mêmes... Un produit Bio n'est rien d'autre qu'un produit "normal". La logique voudrait que nous instaurions plutôt un Label "Contient des pesticides", "contient des OGM".... mais ne rêvons pas, le lobby de l'agroalimentaire dicte ses lois à nos hommes politiques peu courageux. Preuve en est que Mme Roselyne Bachelot n'a même pas réussi à faire interdire la publicité à destination des enfants. Et nous déclarons lutter contre l'obésité infantile? Que de contradictions.... Il n'y a que le consomm"acteur" en bout de chaîne qui peut faire basculer les choses. Le pouvoir du porte monnaie est bien plus efficace que celui du bulletin de vote, hélàs...

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maud de gouveia | 13/01/2009 - 16H11

Pesticides en hausse Piedestal.....Pour le consommateur Lambda. C'est sur qu'avec des agriculteurs qui inondent de pesticides leurs champs le bio n'est pas un 100% bio mais c'est toujours mieux que d'avaler des résidus de pesticides à des doses........ que nous ne mentionnerons pas ! Quand aux coûts pas plus cher que sur les marchés, fais mes courses à la vie claire et ai pu faire le constat ! on vérifie...et désormais on trouve du bio dans les grandes surfaces donc au gout de chacun de continuer sur ces aliments et fruits inondés de pesticides qui détruisent tout inclus des insectes utiles ! ou de choisir une alimentation plus saine pour tous inclus les enfants...........

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gaulier lionel | 13/01/2009 - 14H51

déraisonnée le bio fait peut etre sourire le millieu agricole mais l'agriculture conventionnelle ferait plutot pleurer les consommateurs.Arrétons de subventionner l'agriculture intensive et faisons lui payer le cout environnemental de ses pratiques et l'agriculture biologique deviendra nettement plus rentable et plus abordable pour le consommateur

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Aupiais gaelle | 13/01/2009 - 14H14

Le Bio? En réponse au Bio, pourquoi? On est d'accord que le bio est bien plus cher, pour le consommateur, que le traditionnel. Mais, pour moi le bio ne traduit que l'effort qui est fait par un l'agriculteur à ne pas utiliser de produits phytosanitaires nocifs pour l'environnement. Un produit qui est "biologique" ne l'est pas au sens propre du terme. La pluie qui tombre sur la culture, l'agriculteur voisin qui utilise des produits chimiques, la terre en elle-même,... tout cela ne permet pas de certifier qu'un produit est bio. Et quant je vois ces émissions, où des consommateurs sont, passez moi l'expression, "a fond sur le bio" il y a de quoi rire. Ayant un pied dans le milieu agricole, je peux vous dire que le bio fait sourire, donc il faudrait peut être arréter de mettre le bio sur un pied d'estale, et en passant informer un peu mieux le consommateur lambda.

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gaulier lionel | 13/01/2009 - 09H50

sens interdit manger 5 fruits et légumes frais par jour c'est bon pour la santé .... de l'industrie chimique

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boisset Michel | 12/01/2009 - 22H00

Du bon sens Le dépassement d'une LMR traduit une mauvaise pratique mais n'est pas synonyme de risque pour la santé, c'est l'apport journalier admissible ADI qui constitue une limite toxicologique. Il faut continuer à consommer au moins 5 fruits et légumes frais par jour On peut le faire sans se ruiner et sans acheter des produits bios de 30 à 40 % plus chers que les produits conventionnels. Et puis,on doit toujours rinçer ou peler les fruits...

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gaulier lionel | 09/01/2009 - 17H47

le petit chimiste il y a surement un organisme officiel qui va démentir cette information érronée, fruit (sans pesticides) d'une organisation intégriste pseudo scientifique.Chercherait on a tuer notre bonne vieille agriculture ?De toute façon il n'ya pas de risque pour la santé alors...

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de Lespinay Josselin | 09/01/2009 - 17H40

Bio, pourquoi? Bon, le bio, c'est paraît-il plus cher (chez moi, environ 10% et encore pas toujours), mais au moins on est sûr tant pour soi que pour la terre et les eaux. Si on internalisait sur les produits de l'agriculture intensive les coûts externes sur l'environnement, les milieux aquatiques, l'air, la santé, le gaspillage d'énergie que constitue la production de céréales destinées non aux humains mais aux cochons et volailles, on s'apercevrait alors que ces produits "à bas prix" nous coûtent une fortune.

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diane de saint leger | 09/01/2009 - 14H40

pas vraiment encourageant, si on compare 2006 et 2007 La mesure s'impose-t-elle encore. Faut-il réellement manger 6 légumes et fruits par jour ? Lesquels manger en priorité, certains seraient-ils plus voraces en rétention de produits actifs ? Pourquoi le nombre de matières actives recherchées a -t-elle diminué ? Il faudrait peut-être en tirer des conséquences en prévention, car à faire des prélèvements, on va s'y perdre en temps et en énergie, en plus les LMR ne sont pas les mêmes patout

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