Pesticides: bilan 2004 de l'UIPP

Le 22 juin 2005 par Claire Avignon
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Le marché des produits phytosanitaires apparaît stable depuis plusieurs années en France. Mais le tonnage de produits vendus devrait encore diminuer les prochaines années.

Une semaine après sa dernière assemblée générale, l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) a annoncé le bilan de l'année 2004 concernant la consommation de produits phytosanitaires en France, premier utilisateur européen devant l'Allemagne et l'Italie. Sur la campagne 2003/2004, le chiffre d'affaires atteint 1,771 milliard d'euros, soit une augmentation de 1,59% par rapport en 2003. En tonnage, 76.100 tonnes ont été vendues, contre 74.500 tonnes en 2003. Toutefois, Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'UIPP, a relativisé cette augmentation, estimant que «depuis une quinzaine d'années, le marché est mature et se stabilise entre 1,7 et 1,8 milliard d'euros. En 2004/2005, on sera au mieux sur un marché stable par rapport à la campagne précédente.»

Les hausses et baisses seraient en effet entièrement liées à des effets conjoncturels comme les aléas climatiques. Deux évolutions ont toutefois eu lieu depuis 15 ans. En 1992 la diminution du chiffre d'affaires (de 1,686 milliard d'euros en 1991/1992 à 1,519 milliard en 1992/1993) et du tonnage (103.400 tonnes à 84.700) s'explique essentiellement par la politique agricole commune (Pac) et la mise en jachères des terres. En 1999, le pic de 120.500 tonnes de substances actives vendues a été dû à la mise en place de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) qui a entraîné des livraisons anticipées des produits phytosanitaires. «Globalement, les agriculteurs utilisent de manière de plus en plus raisonnée les produits phytosanitaires, considère Jean-Charles Bocquet. Mais nous n'avons pas encore atteint le niveau bas de leur utilisation. En effet, 50% des molécules actives devraient disparaître en Europe lors des prochaines années.» «Une autre baisse structurelle pourrait être liée à l'apparition des organismes génétiquement modifiés», ajoute Emmanuel Butstraen, président de l'UIPP.




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