Pesticides: 99% des raisins de table européens contaminés

Le 25 novembre 2008 par Sabine Casalonga
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La quasi-totalité des raisins de table non bio commercialisés en Europe contiendrait des résidus de pesticides, d’après une enquête révélée par le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) dans un communiqué du 24 novembre.

L’enquête a été menée par 5 ONG européennes, dont le MDRGF pour la France et Greenpeace pour l’Allemagne, auprès de 16 enseignes commerciales dans 5 pays (Allemagne, France, Hongrie, Italie et Pays-Bas,). Sur les 124 échantillons de raisins analysés, 99% contenaient des résidus de pesticides et 20% étaient contaminés par 10, ou plus, pesticides différents. Encore plus préoccupant, 6 échantillons (4,8%) dépassaient les nouvelles limites maximales en résidus européennes (LMR) établies en septembre 2008, 3 autres contenaient des pesticides interdits dans les pays de production, et un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë (1) de l'Organisation mondiale de la santé. De l’endosulfan, un pesticide interdit dans l'Union européenne (UE) a été retrouvé dans deux échantillons de raisins produits en Italie. En Allemagne, souligne le MDRGF, «à la lumière des LMR nationales antérieures, ce ne serait pas 6, mais 37 échantillons qui dépasseraient les seuils».

Pour la France, les résultats sont encore plus mauvais avec 100% des 25 échantillons contaminés par 8,5 pesticides différents en moyenne et 4 échantillons (16%) dépassant les LMR. Les échantillons provenaient de 11 magasins appartenant à 5 enseignes (Aldi, Auchan, Carrefour, Intermarché et Lidl) répartis dans 3 régions (Haute-Normandie, Picardie, et Provence-Alpes-Côte d’Azur).

Quatre pesticides détectés dans les échantillons français appartiennent aux substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) ou perturbatrices endocriniennes. «Nous demandons au gouvernement français de soutenir la position de la commission Environnement du parlement européen qui appelle à l’exclusion des substances classées CMR ou perturbatrices endocriniennes afin que le consommateur ne les retrouve plus dans ses aliments», a déclaré François Veillerette, président du MDRGF.

(1) la dose maximale pouvant être ingérée dans une journée ou au cours d’un repas sans impact néfaste pour la santé


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