Peste porcine africaine: pas de quartier pour les sangliers frontaliers

Le 15 janvier 2019 par Marine Jobert
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Haro sur le sanglier franco-belge.
Haro sur le sanglier franco-belge.

Tous les suidés sauvages repérés dans une zone autour des deux sangliers contaminés côté belge seront tués. Une clôture va être mise en place. L’enjeu économique est immense pour la filière porcine.

Les cochons seront-ils du voyage au Salon de l’agriculture, qui se tient à partir du 23 février prochain? Tout dépend de l’efficacité des mesures de contention de la peste porcine africaine, détectée sur deux sangliers sauvages en Belgique en septembre 2018, à proximité de la frontière. «Mon problème du moment, c’est que la France reste indemne», a expliqué Didier Guillaume ce 15 janvier lors d’une conférence de presse. Le ministre de l’agriculture craint qu’aucun suidé ne puisse faire le déplacement jusqu’à Paris si l’épidémie progressait vers l’ouest, ce qui serait une catastrophe au plan symbolique, le Salon de l’agriculture étant la vitrine d’une filière porcine déjà en souffrance. Et même si l’homme n’encourt aucun risque sanitaire en consommant de la viande contaminée, la mortalité qui serait à craindre dans les élevages serait dramatique.

Zone blanche

Le niveau de risque étant aujourd’hui «maximal», les autorités françaises ont annoncé la délimitation d’une «zone blanche, à très haut risque, dans un rayon de quelques kilomètres autour des cas belges, au sein de laquelle tous les sangliers devront être abattus dans les prochaines semaines». La zone –où toutes les activités forestières sont suspendues– va également être quadrillée «à la recherche active de cadavres». Enfin, à l’instar de ce qui a déjà été mis en place côté belge, une clôture va être installée et tous les élevages du secteur «revisités afin de s’assurer de leur niveau de biosécurité maximal».

Eradication en Pologne?

Sera-t-elle plus efficace que les projets de mur décidés l’an passé par la Pologne et le Danemark? Varsovie, toujours aussi peu sensible aux questions environnementales, a décrété l’éradication quasi totale de ses populations de sangliers, qui oscille entre 200.000 et 1 million de bêtes. Un appel qui a rebuté jusque dans les rangs des chasseurs. Les services vétérinaires nationaux ont approuvé un plan de 185.000 têtes pour la saison passée. En 2018, un audit avait conclu que la plupart des fermes n’avaient pas mis en place des mesures préventives suffisantes pour endiguer la maladie.

 

 



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