Perturbateurs endocriniens: une résolution européenne en mars

Le 30 janvier 2013 par Romain Loury
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Le projet de résolution a été adopté le 23 janvier
Le projet de résolution a été adopté le 23 janvier

La commission Environnement du Parlement européen appelle à réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens, dans un projet de résolution approuvé le 23 janvier.

La pression continue à s’accroître sur ces agents chimiques, suspectés entre autres de favoriser plusieurs cancers et maladies chroniques, de réduire la fertilité masculine et d’entraîner l’obésité. Dernière attaque en date, le projet de résolution porté par l’eurodéputée suédoise Åsa Westlund [1], qui devrait être voté en mars en session plénière du Parlement.

Dans ce texte, la commission Envi (environnement, santé publique, sécurité alimentaire) appelle la Commission européenne à «réviser sa stratégie sur les perturbateurs endocriniens, de manière à assurer une protection efficace de la santé humaine en mettant davantage l’accent sur le principe de précaution pour travailler à la réduction de l’exposition humaine [à ces agents], le cas échéant».

En termes de législation, la Commission devra proposer, au plus tard le 1er juin 2015, de nouvelles lois visant à réduire l’exposition humaine aux perturbateurs endocriniens, «en particulier pour les groupes les plus vulnérables, tels que les femmes enceintes, les bébés, les enfants et les adolescents».

Le projet de résolution appelle à considérer ces agents comme n’ayant pas de toxicité de seuil, ce qui remet en cause l’usage de doses journalières admissibles (DJA) à leur égard. «Toute exposition peut entraîner un risque, à moins que le producteur présente des preuves scientifiques de l’existence d’un seuil, en tenant compte d’une sensibilité accrue pendant des périodes critiques du développement, ainsi que des effets cocktails».

L’année 2013 s’annonce chargée pour les perturbateurs endocriniens: outre cette résolution, un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) va s’intéresser aux risques sanitaires et environnementaux de leur présence dans la chaîne alimentaire (voir le JDLE).

Du côté de la France, qui vient d’interdire la présence du bisphénol A dans tout contenant alimentaire à partir de 2015, «une stratégie de lutte comprenant des actions de recherche, d’expertise, d’information du public et de réflexion» devrait être élaborée d’ici juin prochain, selon la feuille de route pour la transition écologique adoptée en septembre 2012.

[1] Åsa Westlund appartient au groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D).



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