Perturbateurs endocriniens: l’industrie chimique lance son site

Le 23 octobre 2017 par Marine Jobert
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L'industrie chimique veut maîtriser sa propre information.
L'industrie chimique veut maîtriser sa propre information.
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On n’est jamais mieux servi que par soi-même: l’industrie des industries chimiques lance un site pour relayer son point de vue sur les perturbateurs endocriniens. Avec à la clé de beaux poncifs sur les effets ostrogéniques du soja, des interprétations de résultats scientifiques épars et une prudence de sioux.

Il s’appelle ‘Perturbateurs endocriniens: parlons-en!’ et il ambitionne de répondre «par une information objective et pédagogique, aux préoccupations exprimées par le grand public». S’agit-il d’un nouveau média spécialisé? D’une lettre spéciale du Journal de l’environnement? Non, c’est l’Union des industries chimiques (UIC) qui est aux commandes. Comme le bisphénol A, qui a son site nourri par PlasticsEurope pour vanter ses louanges, ou le gazdeschiste.fr et ses articles sur l’actualité positive autour des hydrocarbures non-conventionnels, il n’existait pas encore de telle vitrine pour les perturbateurs endocriniens.

Le soja, ce poison

Parce qu’elle estime que «de la qualité du dialogue et du débat public dépend la qualité des avancées qui en découlent», l’industrie entend n’occulter «aucun sujet». Mais cela ne l’empêche pas de reprendre quelques poncifs. Comme dans sa question «est-il vrai que certaines substances naturelles comme le soja sont des perturbateurs endocriniens?» Vrai, répond l’industrie, au même titre que café ou certaines huiles essentielles, susceptibles d’entraîner des modifications hormonales et que ne se privent jamais de citer ceux qui combattent toute forme de régulation en la matière. Pas question de nier le problème, toutefois, mais attention à bien «respecter les usages prévus pour les produits qui sont sur le marché. Les notices contiennent toutes les informations utiles pour ne pas en faire de mauvais usage.» Car si le consommateur utilise mal les produits contenant des perturbateurs endocriniens, à qui la faute?



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