Perturbateurs endocriniens, l’Europe trop lente à interdire certaines molécules

Le 03 mai 2011 par Geneviève De Lacour
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Une coalition de 9 ONG menée par Chemsec (l’International Chemsec Secretariat) a publié aujourd’hui 3 mai une version actualisée de la liste SIN –Substitution immédiate nécessaire; un document listant les substances chimiques dangereuses et qu’il est urgent d’interdire, selon les associations de défense de l’environnement, de la santé publique, des droits des femmes et des consommateurs.

La nouvelle version comprend maintenant 22 perturbateurs endocriniens supplémentaires. Des ingrédients courants de nombreux produits et biens de consommation, réglementés par Reach en tant que «substances chimiques extrêmement préoccupantes».

«La nouvelle Liste SIN contient en particulier plusieurs filtres UV utilisés dans les produits solaires, ainsi que deux parabènes utilisés dans les cosmétiques. Or les femmes enceintes et les enfants, parmi les plus vulnérables, comptent parmi les utilisateurs de ces produits et y sont donc largement exposés: la règlementation européenne devrait assurer la protection de leur santé», déclare Elisabeth Ruffinengo de l’association Women in Europe for a common future (WECF France). Parmi les autres perturbateurs endocriniens, figurent notamment le perchloroéthylène utilisé pour le nettoyage à sec, le BHA, un additif alimentaire, et trois phtalates dont le DEP, une molécule présente dans de très nombreux parfums.

 
Les associations françaises appellent «le gouvernement français et la Commission européenne à prendre leurs responsabilités et à agir, de manière urgente et prioritaire, sur ces substances dans le cadre de Reach».
 
Yannick Vicaire du réseau Environnement-santé précise: «Nous encourageons instamment la Commission européenne et la France à enfin nominer des perturbateurs endocriniens sur la liste candidate de Reach et l’actualisation de notre liste SIN leur indique aujourd’hui clairement par lesquels commencer. Cette liste s’adresse également aux fabricants désireux d’anticiper la réglementation et de prévenir les risques d’exposition des consommateurs. Une démarche de substitution des produits figurant sur le document permettra aux fabricants et distributeurs de produits de consommation d’éviter les risques juridiques et les incertitudes financières, et d’améliorer leur image de marque», explique le porte-parole du réseau.
 
Et ce dernier de compléter: «En France, la question de l’impact des perturbateurs endocriniens sur la santé fait régulièrement parler d’elle mais aucune mesure appropriée ne vient réduire l’exposition de l’ensemble de la population: le consommateur reste mal informé et surtout mal protégé».
 


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