Perturbateurs endocriniens: cote d’alerte pour la santé reproductive

Le 03 juillet 2018 par Romain Loury
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Menace sur la santé
Menace sur la santé

Maintes fois liée aux perturbateurs endocriniens, la santé reproductive ne cesse de se dégrader en France, révèle l’agence Santé publique France dans une édition spéciale de son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publiée mardi 3 juillet.

Baisse de qualité du sperme, cancer testiculaire, cryptorchidie (non-descente des testicules), hypospadias (non-fermeture de l’urètre): défini en 2001 par le Danois Niels Skakkebaek comme la somme de ces 4 composantes, le syndrome de dysgénésie testiculaire (TDS, selon l’acronyme anglais) ne cesse de progresser. Dans son BEH, Santé publique France en dresse un bilan très inquiétant, révélant une forte tendance à la hausse.

Spermatozoïdes: -1,9% par an

Condition de la fertilité masculine, le nombre de spermatozoïdes ne cesse de diminuer: entre 1989 et 2005, la concentration spermatique a ainsi diminué de 32,2% en France, soit -1,9% par an. A l’inverse,le cancer du testicule, certes encore rare (6,5 cas pour 100.000 hommes par an), voit son incidence augmenter de 1,52% par an.

Quant aux cryptorchidies, la hausse est de 2,64% par an, pour une incidence annuelle de 2,57 cas pour 1.000 chez les enfants de moins de 7 ans. Seuls les hypospadias ne présentent pas de tendance particulière, à la hausse ou à la baisse.

Des variations régionales

Les résultats montrent de nettes disparités régionales entre les 4 composantes du TDS: si le cancer du testicule est plus fréquent dans le Finistère et en Alsace, les cryptorchidies sont plus courantes dans le Centre et l’Est, les hypospadias dans l’Hérault et le Var.

Objet d’un autre article du BEH, la puberté précoce présente quant à elle une nette sur-incidence dans les anciennes régions Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes. Une tendance observée aussi bien chez les garçons que chez les filles, 10fois plus touchées que les premiers (respectivement 0,24 cas pour 10.000 et 2,68 cas pour 10.000).

Face à des troubles aussi divers que complexes, «le rôle d’une exposition environnementale à des substances potentiellement perturbatrices endocriniennes et pouvant être d’origine anthropique est à prendre en considération, sans exclure des facteurs environnementaux non encore identifiés», avance prudemment Santé publique France.



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