Périphérique parisien: Anne Hidalgo passe la seconde

Le 29 mai 2019 par Victor Miget
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Anne Hidalgo a validé le rapport des élus du conseil de Paris sur le devenir du périphérique. Les propositions n'ont pas manqué de faire réagir l'opposition.
Anne Hidalgo a validé le rapport des élus du conseil de Paris sur le devenir du périphérique. Les propositions n'ont pas manqué de faire réagir l'opposition.

Anne Hidalgo valide le rapport des élus du conseil de Paris sur le devenir du périphérique. Au programme: une vitesse limitée à 50 km/h, la réduction du nombre de voies, dont une sera réservée aux transports en commun… 

 

Anne Hidalgo donne son feu vert. En avril, des élus de tous bords du conseil de Paris avaient rendu un rapport sur le devenir du boulevard périphérique parisien. Favorable à la diminution du trafic sur cet axe routier important, la maire de Paris valide les propositions de l'étude. Parmi les plus emblématiques: l’abaissement de la vitesse de 70 à 50 km/h à l’horizon 2030 (plus symbolique qu’autre chose, puisque la vitesse moyenne sur le périphérique est de 35 km/h); l'attribution de voies aux véhicules ‘propres’ (covoiturage, voitures électriques, hybrides, transports en commun...), la pose de revêtements antibruit. Sans oublier l’interdiction de la rocade aux poids lourds en transit ou le filtrage de l'air dans les tunnels. 

L'édile a qualifié ces propositions de «parfaitement cohérentes et dans le prolongement des actions engagées par l’équipe municipale depuis 2014». Et de poursuivre: «Je reprends toutes ces préconisations. Elles émanent d'un travail sérieux fait pendant 6 mois avec des élus de toutes les formations politiques du conseil de Paris. Ces propositions visent un objectif: faire baisser la pollution atmosphérique.» L’heure est désormais à la concertation avec les autorités concernées.

Les opposants s’époumonent

Dans un communiqué, les élus Les Républicains et Indépendants (LRI) dénoncent une mission qui s’est concentrée exclusivement sur le périphérique. Ne faisant que peu de cas des 1.700 kilomètres de voirie «engorgés par 6.000 chantiers en cours». 

Déjà en avril dernier, des voix s’élevaient contre ce rapport. «Avant de supprimer le périphérique, il faudra offrir des alternatives à tous ceux qui l’utilisent par nécessité», avait estimé Gaspard Ganzer, l’un des candidats LREM à la mairie de Paris. Paradoxal, alors que ce dernier dessine dans son programme un avenir non moins ambitieux pour la rocade.

Yves Carra, porte-parole de l’Automobile Club association explique de son côté que «le problème, c’est que nous sommes tous au même moment au même endroit. Si l’on rajoute ne serait-ce que 10% d'usagers dans les transports en commun en heure de pointe, ce sera l’horreur car le réseau est sous-dimensionné. Travaillons d’abord sur ce problème, puis sur l’élargissement des plages horaires, le covoiturage, le télétravail… Là, on condamne les usagers.» Pour l’heure, aucun calendrier clair n’a été défini. Après les municipales, peut-être ?

 

 



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